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	<title>Le Festival de Philosophie Archives - IFG</title>
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	<title>Le Festival de Philosophie Archives - IFG</title>
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	<item>
		<title>1er Festival de philosophie :  Concours « Lettres d’amour 2.0 »</title>
		<link>https://www.ifg.gr/fr/news/concours-lettres-amour-2-0/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bracket]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 May 2022 09:45:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Φιλοσοφία]]></category>
		<category><![CDATA[concours]]></category>
		<category><![CDATA[διαγωνισμός]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.ifg.gr/news/diagonismos-grammata-agapis-2-0/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Participez au concours « Lettres d’amour 2.0 » et gagnez l'un des deux prix, dans le cadre du 1er Festival de philosophie.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comment s’aime-t-on aujourd’hui ? Le numérique a révolutionné nos manières de vivre mais aussi de nous rencontrer.</p>
<p>Ainsi et à l’occasion de la <a href="https://www.ifg.gr/fr/events/1er-festival-de-philosophie/" target="_blank" rel="noopener">1ère édition du Festival de philosophie</a> « <strong>Les métamorphoses de l’amour</strong> » qui se déroulera les<strong> 27 et 28 mai 2022</strong> aux jardins de l’Ecole française d’Athènes, l’Institut français de Grèce organise le <strong>concours « Lettres d’amour 2.0 »</strong>.</p>
<h3>Pour participer au concours :</h3>
<ul>
<li>Exprimez vos sentiments par écrit à l’être aimé ou à vos proches (partenaire/parent/ami(e))</li>
<li>Envoyez-nous, <strong>jusqu’à mardi 24 mai à 12h00, </strong>un texte court sous la forme d&rsquo;un texto (sms) de 160 caractères maximum à l’adresse <a href="mailto:lettresdamour2.0@gmail.com" target="_blank" rel="noopener">lettresdamour2.0@gmail.com</a> et gagnez l&rsquo;un des deux prix du concours !</li>
</ul>
<p>Notre équipe sélectionnera<strong> nos 10 coups de cœur</strong> qui seront publiés anonymement sur notre compte Instagram <a href="https://www.instagram.com/institutfrancaisgrece/" target="_blank" rel="noopener">@institutfrancaisdegrece</a> avant le Festival de philosophie.</p>
<h3>Les prix pour les 2 lauréat(e)s :</h3>
<ul>
<li>Un <strong>dîner pour deux</strong> dans le restaurant gastronomique français <a href="https://www.veritable.gr/" target="_blank" rel="noopener">VériTable</a> (Athènes)</li>
<li>Un <strong>cours de cuisine privé</strong> avec le chef cuisinier de l’Ambassade de France <strong>Jean-Marie Hoffmann</strong></li>
</ul>
<p>Les noms des deux gagnants seront annoncés le<strong> samedi 28 mai à 20h00,</strong> durant le Festival de philosophie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Dîner offert par :</h3>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-43599" src="https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2022/05/veritable-logo-300.jpg" alt="restaurant VériTable " width="300" height="167" srcset="https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2022/05/veritable-logo-300.jpg 300w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2022/05/veritable-logo-300-234x130.jpg 234w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Festival de Philosophie 2026 invite les Dialogues Européens</title>
		<link>https://www.ifg.gr/fr/events/festival-philosophie-dialogues-europeens-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Danai Tezapsidou]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 09:42:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dialogues européens]]></category>
		<category><![CDATA[Φεστιβάλ Φιλοσοφίας]]></category>
		<category><![CDATA[Festival Philosophie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.ifg.gr/events/festival-filosofias-evropaikoi-dialogoi-2026/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quatre journées pour débattre des défis géopolitiques de notre continent, tout en convoquant l’histoire et la philosophie, les arts et la littérature.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>« L’Europe et la Méditerranée orientale en dialogue à Athènes »</h3>
<p>Pour son édition 2026, le Festival de Philosophie organisé chaque année par l’Institut français de Grèce aura le plaisir d’accueillir, à Athènes, une édition des <strong>Dialogues européens</strong>.</p>
<p>Les Dialogues européens sont un cycle de débat d’idées itinérant, organisé successivement dans plusieurs capitales d’Europe. Leur ambition est d’explorer les conséquences, pour l’Europe, des conflits en cours dans son voisinage immédiat, en faisant dialoguer les disciplines et les générations. Pour leur <strong><a href="https://www.institutfrancais.com/en/facing-war-european-dialogues" target="_blank" rel="noopener">12ème édition, les Dialogues européens</a></strong> s’arrêtent à Athènes, leur tout premier rendez-vous au sud de l’Europe.</p>
<p><strong>Du 26 au 29 mai</strong>, nous vous invitons à des échanges sur le rôle et la place de l’Europe dans le monde et en particulier en Méditerranée orientale, de manière rétrospective et prospective. Cette édition des Dialogues européens réunira écrivains, philosophes, diplomates, journalistes, chercheurs, artistes et activistes autour de grands entretiens, tables-rondes, performances et expositions.</p>
<p><strong>La soirée d’ouverture au Théâtre national de Grèce, le 26 mai</strong>, donnera le ton de cette édition avec une rencontre consacrée à l’Europe vue par ses écrivains. Le programme propose ensuite un parcours qui part du retour de la guerre à l’horizon européen et méditerranéen pour interroger, plus largement, le projet européen et ses nouveaux enjeux.</p>
<p>Les échanges accueillis par l’<strong>Université Nationale et Capodistrienne d’Athènes et l’Université Panteion, les 27 et 28 mai</strong>, aborderont les conflits contemporains, les tensions géopolitiques et les guerres de l’information, avant d’ouvrir une réflexion sur la construction et l’unité européennes face aux crises qui traversent le continent et son voisinage.</p>
<p><strong>Les deux soirées et la journée de clôture à l’Institut français de Grèce</strong> seront consacrées à des rencontres philosophiques, des performances et des présentations de chercheurs : le 27 mai, avec un dialogue sur la philosophie de la guerre et l’actualité du concept de cosmopolitisme ; le 28 mai, aux questions d’hospitalité, de migrations et de dialogue entre les cultures.</p>
<p>Enfin, les <strong>Dialogues se clôtureront le 29 mai à l’Institut français de Grèce</strong> avec des présentations des étudiants des universités partenaires et avec l’École française d’Athènes. Tout au long des « Dialogues », des événements spéciaux seront également organisés : ateliers avec les élèves du Lycée franco-hellénique Eugène Delacroix, expositions dans les jardins de l’École française d’Athènes et sur les grilles du Jardin national.</p>
<h3>Quatre journées pour débattre des défis géopolitiques de notre continent, tout en convoquant l’histoire et la philosophie, les arts et la littérature.</h3>
<hr />
<h3>PROGRAMME DÉTAILLÉ</h3>
<hr />
<h3>↘︎ Mardi 26/05, Soirée d’ouverture</h3>
<p><strong>⭕ 20h00-21h00<br />
</strong><strong>📍Théâtre National de Grèce (Bâtiment Ziller – Nouvelle scène « Níkos Kourkoulos » 22, rue Agíou Konstantínou)<br />
« La construction de l’identité européenne dans son berceau méditerranéen : rencontre littéraire entre Olivier Guez, Andrea Marcolongo et Ersi Sotiropoulos »</strong></p>
<p>Pour ouvrir le « Festival de philosophie &#8211; Dialogues européens », cette première rencontre entre trois écrivains propose d’interroger les représentations du ou des peuples européens.<br />
Quels sont les imaginaires de l’Europe aujourd’hui et quelle vision de la construction européenne dessinent-ils ?</p>
<p>Avec : <strong>Olivier Guez</strong>, écrivain, notamment directeur du <em>Grand Tour, autoportrait de l’Europe par ses écrivains</em> (Grasset, 2022) et auteur de <em>Mesopotamia</em> (Grasset, 2024) ; <strong>Andrea Marcolongo</strong>, écrivaine et helléniste, autrice notamment de <em>La Langue géniale</em> (Les Belles Lettres, 2018) et <em>Déplacer la lune de son orbite. Une nuit au musée de l&rsquo;Acropole</em> (Stock, 2023) ; <strong>Ersi Sotiropoulos</strong>, romancière et poète ayant participé au <em>Grand Tour</em>, autrice notamment de <em>Ce qui reste de la nuit</em> (Patakis/Stock, 2015).</p>
<p>Modération: <strong>Manolis Piblis</strong> (journaliste, Vouli TV)</p>
<hr />
<h3>↘︎ Mercredi 27/05</h3>
<p><strong>❌ 10h00-12h00 (fermé au public)</strong><br />
<strong>📍 Lycée franco-hellénique Eugène Delacroix </strong><em><br />
<strong>Table ronde « La liberté de la presse et les défis de l’information en Europe et dans l’espace méditerranéen » </strong></em></p>
<p>Avec <strong>Anne Bocandé</strong>, directrice éditoriale de Reporters Sans Frontières, <strong>Basile Dekonink</strong> et <strong>Alexandros Kottis</strong>, correspondants français en Grèce.</p>
<p><strong>⭕ 14h30-16h00</strong><br />
<strong>📍 EKPA – Amphithéâtre «Ioannis Drakopoulos» (30, rue Panepistimiou)<br />
Table-ronde : « La Méditerranée orientale, au centre de crises multiples »</strong></p>
<p>Dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine, les conflits au Proche et Moyen-Orient ainsi que les tensions en Méditerranée orientale, cette table ronde propose d’interroger les recompositions géopolitiques qui traversent aujourd’hui la région. Conflits armés, rivalités de puissance, enjeux migratoires, énergétiques et sécuritaires : les crises en cours redessinent profondément les équilibres régionaux et européens.</p>
<p>Les échanges s’ouvriront par une introduction proposée par les étudiants de Master 1 de géopolitique de l’Université de Reims Champagne-Ardenne, avant une discussion réunissant : <strong>Nur Arafeh</strong>, chercheuse au Malcolm H.Kerr Carnegie Middle East Center, spécialiste de l’économie politique du Moyen‑Orient ; <strong>Maria Gavouneli</strong>, professeure de droit international et directrice du pôle d’études consacré aux réfugiés et à la migration à l’université EKPA d’Athènes ; <strong>Panagiotis Tsakonas</strong>, professeur de International Relations, Security Studies and Foreign Policy Analysis à l’Université EKPA d’Athènes ; <strong>Amélie Voisin</strong>, historienne, chercheuse associée au Centre d’Études Stratégiques de la Marine, professeure de géopolitique, d’histoire et de cartographie au Pôle Écoles Méditerranée.</p>
<p>Modération : <strong>Ino Afentouli</strong>, cheffe de l&rsquo;observatoire de géopolitique et de diplomatie à ELIAMEP</p>
<p><strong>⭕ 16h00-17h30</strong><br />
<strong>📍 EKPA – Amphithéâtre «Ioannis Drakopoulos» (30, rue Panepistimiou)</strong><em><br />
<strong> Table-ronde : « Les guerres de l’information en Europe et dans l’espace méditerranéen : défis et réponses » </strong></em></p>
<p>À partir des conflits qui traversent la Méditerranée orientale, cette table ronde examine les guerres de l’information à l’œuvre dans la région et la manière dont l’information est devenue un enjeu stratégique. Elle explore les mécanismes de désinformation et de propagande, les contraintes du travail journalistique en contexte de conflit, ainsi que les fortes asymétries dans la circulation des récits. Elle explore enfin les moyens de préserver des pratiques d’enquête, de vérification et d’indépendance éditoriale.</p>
<p>Avec : <strong>Anne Bocandé</strong>, directrice éditoriale de Reporters Sans Frontières ; <strong>Nada Maucourant Atallah</strong>, journaliste, correspondante à Beyrouth pour The National ; <strong>Katerina Oikonomakou</strong>, Journaliste à Inside Story ; <strong>Lamprini Rori</strong>, professeure à EKPA ; <strong>Sissy Alonistiotou</strong>, Directrice à JAJ – Journalists about Journalism ; <strong>Marie Jo Sader</strong>, journaliste indépendante basée entre Paris et Beyrouth, spécialiste des conflits au Proche-Orient (<em>Le Monde, L’Orient-Le Jour, France Télévisions</em>)</p>
<p>Modération : <strong>Laurent Marchand</strong>, rédacteur en chef délégué à Ouest-France en charge de l’Europe et de de l&rsquo;international.</p>
<p><strong>⭕ 19h00-20h30</strong><br />
<strong>📍Auditorium de l’Institut français de Grèce (31, rue Sina)<br />
« Pourquoi la guerre ? » : table-ronde entre les philosophes George Arabatzis et Ninon Grangé </strong></p>
<p>Dialogue entre deux philosophes autour du spectre de la guerre, cette discussion interroge la philosophie face à la guerre : comment les philosophes se sont saisis de la guerre, pour en penser les causes, les justifications, les formes et les limites ? Alors que nous sommes confrontés à une présence nouvelle de la guerre contemporaine et des conflits armés, cette table-ronde propose de revenir sur les grandes interrogations philosophiques liées à la guerre. De l’Antiquité à nos sociétés contemporaines, la guerre constitue un objet central de réflexion, à la croisée de l’éthique, de la philosophie politique et de l’histoire des idées.</p>
<p>Discussion entre :<strong> George Arabatzis</strong>, philosophe, professeur à l’Université Nationale et Capodistrienne d’Athènes (EKPA) et <strong>Ninon Grangé</strong>, philosophe, Professeure à l’Université Paris 8, autrice de <em>Philosophie avec personnages</em> (Mimesis, 2024), <em>L’Urgence et l’effroi : l’état d’exception, la guerre et les temps politiques</em> (ENS Éditions, 2018), <em>Oublier la guerre civile ? Stasis : chronique d’une disparition</em> (Vrin, 2015) et <em>De la guerre civile</em> (2009).</p>
<p>Modération : <strong>Alexia Koulouri</strong>, journaliste, Vouli TV</p>
<p><strong>⭕ 20h30-22h00</strong><br />
<strong>📍Auditorium de l’Institut français de Grèce (31, rue Sina)<br />
</strong><em><strong>« La cosmopolitique terrestre contre l’écologie de guerre » : Rencontre entre les philosophes Patrice Maniglier et Georges Faraklas </strong></em></p>
<p>La généralisation des guerres et des migrations place plus que jamais le cosmopolitisme au cœur de la pensée politique, tout en interrogeant ses contours : rencontre autour de <strong>Patrice Maniglier</strong>, philosophe, coauteur avec Etienne Balibar de <em>La terre ou le monde, Divergences cosmopolitiques</em> (Mialet-Barrault, 2025)<br />
Discussion entre : <strong>Patrice Maniglier</strong>, philosophe, maître de conférences à l’université Paris-Nanterre, et <strong>Georges Faraklas</strong>, professeur de philosophie politique à l’Université Panteion</p>
<hr />
<h3>↘︎ Jeudi 28/05</h3>
<p><strong>⭕ 14h30-15h30</strong><br />
<strong>📍 Panteion Université – Amphithéâtre « Aristote » (136, avenue Andreas Syngrou) </strong><em><br />
<strong>Table-ronde « Repenser l’unité et l’action de l’Union européenne face aux recompositions de l’ordre international » </strong></em></p>
<p>Dans un contexte marqué par les incertitudes croissantes qui entourent la relation transatlantique et par les crises qui traversent la Méditerranée orientale, cette table ronde propose de réfléchir aux conséquences de ces évolutions pour l’unité politique, stratégique et diplomatique de l’Union européenne. Face aux tensions géopolitiques, aux conflits régionaux et aux recompositions de l’ordre international, les échanges permettront d’interroger la capacité de l’Europe à renforcer son autonomie, sa cohésion et son rôle dans son voisinage méditerranéen et au-delà.</p>
<p>Intervenant.e.s : <strong>Laurence Auer</strong>, Ambassadrice de France en Grèce, <strong>Constantinos Arvanitopoulos</strong>, Professeur en politique internationale de l’Université Panteion, ancien Ministre de l’Education, et <strong>Constantinos Lavdas</strong>, Professeur de politique européenne comparée de l’Université Panteion</p>
<p>Modération : <strong>Vassilios Paipais</strong>, Directeur d’IDIS</p>
<p><strong>⭕ 15h30-16h30<br />
</strong><strong>📍 Panteion Université – Amphithéâtre « Aristote » (136, avenue Andreas Syngrou)<br />
</strong><strong>« L’Europe au défi de la puissance » : grand entretien avec Catherine Colonna</strong></p>
<p>À l’occasion d’un grand entretien consacré au thème « L’Europe au défi de la puissance », <strong>Catherine Colonna</strong> partagera son analyse des grands défis auxquels l’Union européenne est aujourd’hui confrontée. Ancienne ministre de l’Europe et des Affaires étrangères entre 2022 et 2024, ancienne ministre déléguée aux Affaires européennes, diplomate de carrière, elle reviendra sur les transformations de l’environnement stratégique européen dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine, les tensions en Méditerranée orientale, les crises au Moyen-Orient. Cet échange permettra d’interroger la capacité de l’Europe à défendre ses intérêts, renforcer sa cohésion et affirmer son rôle stratégique dans un environnement international en profonde recomposition.</p>
<p>Modération : <strong>Marilena Koppa</strong>, Doyenne de la Faculté pour les études internationales, les médias et la culture de l’Université Panteion, ancienne membre du Parlement européen (2007-2014)</p>
<p><strong>❌ 15h30-16h30 (fermé au public)</strong><br />
<strong>📍Lycée franco-hellénique Eugène Delacroix </strong><br />
Échange avec <strong>Michel Agier</strong> autour des migrations dans l’espace méditerranéen.</p>
<p><strong>⭕ 18h00-19h00</strong><br />
<strong>📍 Auditorium de l’Institut français de Grèce (31, rue Sina)<br />
Conférence de Jean-Baptiste Brenet : « L’Europe et le refoulement de la pensée arabe : la preuve par l’image »</strong></p>
<p>Sans la pensée arabe, qui transmettait et enrichissait le savoir grec, l’occident médiéval latin n’aurait pas été intellectuellement ce qu’il fut. Cet héritage et cette dette, pourtant, l’« Europe » aura – et continue d’avoir – du mal à les penser, à les mesurer, à les intégrer. C’est même davantage à une occultation ou un refoulement qu’on assiste. On voudrait le montrer en considérant la figure d’Averroès (Ibn Rushd, m. 1198) dans la peinture italienne du XIVe au XVIe siècle. Que nous dit sa représentation, en musulman défait, aux pieds de Thomas d’Aquin le saint triomphant ? Qu’est-ce qui transparaît, aussi, et ruine le fantasme des racines et des généalogies simplistes ?</p>
<p>Intervenant: <strong>Jean-Baptiste Brenet</strong>, philosophe spécialiste d&rsquo;Averroès et de philosophies arabes</p>
<p><strong>⭕ 19h00-20h15</strong><br />
<strong>📍 Auditorium de l’Institut français de Grèce (31, rue Sina)<br />
« Repenser les dialogues : éthique et politique de l’hospitalité » : grand entretien avec Michel Agier</strong></p>
<p><strong>Michel Agier</strong> est anthropologue, Directeur d’Études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) et Directeur de Recherche émérite à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Il a conduit et coordonné, depuis 2000, des travaux de terrain et théoriques, en Afrique et en Europe, sur les situations de frontières, les camps de réfugiés, l’exil et la condition migrante. Il est l’auteur notamment de <em>Racisme et culture. Explorations transnationales </em>(Seuil, 2025), <em>Les migrants et nous. Eloge de Babel</em> (CNRS-éditions 2023), <em>La peur des autres. Essai sur l’indésirabilité</em> (Payot-Rivages, 2022), <em>Babels. Enquêtes sur la condition migrante</em> (codirection avec Stefan Le Courant) (Seuil/Points essais poche, 2022) et <em>L’étranger qui vient. Repenser l’hospitalité</em> (Seuil, 2018 / rééd. Points essais, 2022).</p>
<p>Modération : entretien avec <strong>Nefeli Tzanetakou</strong>, journaliste ; suivi d’une discussion avec <strong>Nikolina Klajic</strong>,<strong> Zola Chichmintseva Kondamambou</strong> et <strong>Emina Sehic</strong></p>
<p><strong>⭕ 20h30</strong><br />
<strong>📍Terrasse de l’IFG </strong> <em><br />
<strong>Performance « À la saison des abricots » par le <a href="https://www.shaeirat-project.com/shaeirat-project" target="_blank" rel="noopener">collectif Shaeirat</a>. </strong></em><strong><a href="https://fienta.com/a-la-saison-des-abricots" target="_blank" rel="noopener">Inscription obligatoire et dans la limite des places disponibles (cliquez ici)</a> </strong></p>
<p>Lecture performée, à deux voix et bilingue, du cycle de poèmes «À la saison des abricots» de la poètesse palestinienne <strong>Carol Sansour</strong>, basée à Athènes, avec l’actrice française <strong>Christelle Saez</strong>. Les deux performeuses, la poètesse et l’actrice, ont travaillé leur lecture à un degré d’intensité rare et déploient l’éloquence d’une pensée forte et humaine, qui embrasse la totalité de l’expérience de vie d’une femme palestinienne.</p>
<p><em>Langues : arabe et français, avec traduction grecque</em><br />
<em>Cette performance a été sélectionnée par l’Institut français dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026.</em></p>
<p><strong>⭕ 21h30-22h30</strong><br />
<strong>📍 Auditorium de l’Institut français de Grèce (31, rue Sina)<br />
</strong><em><strong>« L’Institut du monde arabe, un pont entre les cultures : grand entretien avec Anne-Claire Legendre »</strong></em></p>
<p>À l’occasion d’un grand entretien, <strong>Anne-Claire Legendre</strong>, nouvelle présidente de l’Institut du monde arabe, partagera sa vision d’un établissement conçu comme un outil de compréhension du monde contemporain et un pont entre les mondes arabes et l’Europe. Elle interrogera notamment le rôle de cette institution culturelle face à la complexité des sociétés arabes et de leurs diasporas et esquissera les grandes lignes de ses nouvelles missions, en France, dans les 22 Etats arabes et au-delà. Diplomate de carrière, elle a notamment été en poste à la Mission permanente de la France auprès des Nations unies à New York, conseillère Afrique du Nord et Moyen-Orient au cabinet de Laurent Fabius, Consule générale de France à New York, puis Ambassadrice de France au Koweït, avant de devenir Porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, puis conseillère Afrique du Nord et Moyen-Orient du Président de la République (2023–2026).</p>
<p>En discussion avec :<strong> Christos Carras</strong>, directeur exécutif de la Fondation Dinos &amp; Lia Martinos</p>
<hr />
<h3>↘︎ Vendredi 29/5</h3>
<p><strong>⭕ 11h15-12h30</strong><br />
<strong>📍 Auditorium de l’Institut français de Grèce (31, rue Sina)<br />
</strong><em><strong>Table-ronde « Politique européenne de migration et défenseurs des droits humains en Méditerranée orientale »</strong></em></p>
<p>Cette table-ronde analyse les politiques migratoires européennes en Méditerranée orientale et les interactions entre institutions, défenseurs des droits humains et États, à partir de perspectives croisées entre recherche en géographie, droit et politiques publiques, action publique et terrain. Les échanges s’ouvriront par une introduction proposée par les étudiants de Master 1 de géopolitique de l’Université de Reims Champagne-Ardenne, avant une discussion réunissant :</p>
<p><strong>Alberto Horst Neidhardt</strong>, analyste des politiques publiques et responsable du programme Migration et diversité au European Policy Centre, spécialiste des politiques européennes d’asile et de migration ; <strong>Sarah Mekdjian</strong>, géographe, maîtresse de conférence en géographie sociale à l’Université Grenoble Alpes, chercheure autour des frontérisations et des situations contemporaines d’exil ; <strong>Lefteris Papagiannakis</strong>, directeur du Greek Council for Refugees à Athènes.</p>
<p>Modération : <strong>Vassilis Chatzopoulos</strong>, professeur en droit et politiques européennes à l’Université Panteion</p>
<p><strong>⭕ 14h00-15h00</strong> <strong>📍 Auditorium de l’Institut français de Grèce (31, rue Sina)<br />
</strong><em><strong>« Mémoires d’exil – Comment raconter l’héritage des migrations et des diasporas »</strong></em></p>
<p>Archiver, conserver, collecter, raconter les mémoires des populations déplacées, d’où elles arrivent, où elles arrivent et ce qu’elles construisent, est l’une des conditions nécessaires pour penser le présent et le futur. Comment les communautés diasporiques de la Méditerranée orientale transmettent-elles ces histoires, et comment entrent-elles aussi dans les mémoires et histoires nationales ? Cette séquence invite plusieurs chercheurs et chercheuses à présenter tour à tour leurs travaux de recherches.</p>
<p>Intervenant.e.s : <strong>Aliki Angelidou</strong>, maîtresse de conférences en anthropologie sociale à l’Université Panteion, pour le projet « Mémoires de l’exil » sur les archives sonores des réfugiés de la Guerre civile grecque ; <strong>Iris Polyzou</strong>, chercheuse à l’Université Polytechnique d’Athènes, pour l’« Atlas social d’Athènes » ; <strong>Pierre Sintès</strong>, maître de conférences en géographie à Aix-Marseille Université.</p>
<p>Modération : <strong>École française d’Athènes</strong><br />
<em>Table-ronde proposée par l’<a href="https://www.efa.gr/" target="_blank" rel="noopener">École française d’Athènes</a> : <a href="https://www.efa.gr/events/lefa-au-festival-de-philosophie-2026/" target="_blank" rel="noopener">L’EFA au Festival de philosophie 2026</a><br />
</em></p>
<hr />
<h3>↘︎ Tout au long du festival :</h3>
<p><strong>Exposition « Regarde l&rsquo;Ukraine », d’Oleksandr Glyadyelov<br />
📍Sur les grilles du Jardin national</strong></p>
<p>Cette exposition, tirée d&rsquo;une rétrospective consacrée au photographe ukrainien <strong>Oleksandr Glyadyelov</strong> à Kiev en septembre 2025, nous emmène dans un voyage sensible à travers l&rsquo;Ukraine, depuis son indépendance en 1991 jusqu&rsquo;à la guerre actuelle. À travers un regard humaniste, l&rsquo;artiste évoque la mobilisation citoyenne, la vie quotidienne et les défis auxquels sont confrontées les familles ukrainiennes.</p>
<p><em>En partenariat avec le festival <a href="https://cityfestival.thisisathens.org/" target="_blank" rel="noopener">This is Athens &#8211; City Festival</a>.</em></p>
<p><strong>Exposition « Archipel de pierre », d’Elsa Mazeau</strong><br />
<strong>📍 Jardins de l’École française d’Athènes, 6, rue Didotou. Du lundi au vendredi : 10h00 – 20h00. Entrée libre</strong></p>
<p><em>Archipel de pierre</em> est le fruit de trois ans de recherche entre l’Égypte (Assouan, Karnak) et la Grèce (Delos, Naxos). <strong>Elsa Mazeau</strong> a conçu cette exposition photographique entre carrières, marbreries, sites archéologiques et espaces muséaux (Musée national archéologique d’Athènes, Musée d’art cycladique, Musée du Louvre). Dans ses œuvres, le marbre, les outils et la poussière déplacent la carrière, lieu d’extraction, vers un espace de tension où se rejouent les conditions d’apparition des formes antiques. Cette exploration des circulations de la matière et des formes, de l’Égypte à la Grèce, s’inscrit ainsi pleinement dans le fil du programme consacré à la Méditerranée orientale, en mettant en lumière les continuités, échanges et résonances qui traversent cet espace.</p>
<p>Œuvres présentées dans les jardins de l&rsquo;École française d&rsquo;Athènes : <em>Transcription, Charites, Surface de pression, Souffle sédimentaire, Partition</em>.<br />
Œuvre présentée à l&rsquo;Institut français de Grèce :<em> Réactivation pigmentaire</em></p>
<p><em>Ce projet est labellisé <a href="https://bicentenairephotographie.culture.gouv.fr/" target="_blank" rel="noopener">Bicentenaire de la Photographie</a> par le ministère de la Culture.</em></p>
<hr />
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-67825" src="https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2026/05/FESTIVAL-PHILO_LOGOS-SITE-scaled.jpg" alt="" width="2560" height="512" srcset="https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2026/05/FESTIVAL-PHILO_LOGOS-SITE-scaled.jpg 2560w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2026/05/FESTIVAL-PHILO_LOGOS-SITE-768x154.jpg 768w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2026/05/FESTIVAL-PHILO_LOGOS-SITE-1536x307.jpg 1536w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2026/05/FESTIVAL-PHILO_LOGOS-SITE-2048x410.jpg 2048w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2026/05/FESTIVAL-PHILO_LOGOS-SITE-1920x384.jpg 1920w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2026/05/FESTIVAL-PHILO_LOGOS-SITE-650x130.jpg 650w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></p>
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			</item>
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		<title>Festival de Philosophie 2025 « Pouvoir, Agir »</title>
		<link>https://www.ifg.gr/fr/events/festival-philosophie-2025-pouvoir-agir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Danai Tezapsidou]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 13:09:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Festival Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Φιλοσοφία]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.ifg.gr/events/festival-filosofias-2025-dynamai-dro/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une invitation à réfléchir sur les conditions qui favorisent, mais aussi entravent notre action sur le monde qui nous entoure. Entrée libre.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3>Le Festival de Philosophie de l’Institut français de Grèce revient en 2025 et invite le public les 13 et 14 juin 2025 dans les jardins de l’École française d’Athènes et dans les espaces de l’IFG.</h3>
<p>Le thème de cette édition, <strong>« Pouvoir, Agir »</strong>, est une invitation à réfléchir sur les conditions qui favorisent, mais aussi empêchent notre action sur le monde.</p>
<p>« Pouvoir, Agir » : l’association de ces deux mots n’a rien d’anodin. L’un interroge la capacité, l’autre la mise en mouvement. Leur combinaison suggère autant une tension qu’une exigence : que pouvons-nous réellement ? Qu’allons-nous faire de ce pouvoir, si tant est qu’il nous soit encore permis d’agir ?</p>
<p>À l’heure des crises systémiques — climatique, sociale, démocratique, ces deux termes cessent d’être de pures notions philosophiques pour redevenir des questions brûlantes. Il ne s’agit plus de débattre en surplomb, mais d’avoir une réflexion active, dans un monde changeant où les formes traditionnelles d’autorité s’effritent, où la légitimité du pouvoir est contestée et où l’action, qu’elle soit individuelle ou collective, se heurte souvent à un sentiment d’impuissance.</p>
<p>Cette édition du Festival de Philosophie proposera donc de réexaminer les conditions concrètes de l’action. Qu’est-ce qui permet à un individu ou à un collectif de s’engager ? Et qu’est-ce qui l’en empêche ?</p>
<p>En croisant les voix de philosophes, artistes, penseurs et citoyens engagés, nous tenterons d’identifier ce qui, dans nos sociétés contemporaines, favorise le mouvement et l’émergence de nouveaux modes d’action. Les formes d’action explorées ici seront multiples : mobilisations féministes, luttes écologistes locales et globales, activisme poétique par ou au travers d’une pratique artistique.</p>
<p><strong>Au cours de deux soirées</strong>, entre les jardins de l’Ecole française d’Athènes et l’Institut français de Grèce, le public sera invité à assister à un programme de tables-rondes, projections et performances artistiques, où la philosophie croisera les expériences de terrain. Deux soirées pour combattre l’inertie et se demander, formant de nouveaux espoirs : <strong>et maintenant, que puis-je faire ?</strong></p>
<hr />
<p><strong><a href="https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2025/06/FESTIVAL_PHILOSOPHIE_A5_FR_WEB.pdf" target="_blank" rel="noopener">TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME RÉSUMÉ ICI</a></strong><br />
<strong>VOIR LE PROGRAMME DÉTAILLÉ CI-DESSOUS</strong></p>
<hr />
<h3>🔴 Vendredi 13 juin</h3>
<h3><strong>📍 JARDINS DE L&rsquo;ÉCOLE FRANÇAISE<br />
</strong></h3>
<p><strong>[📍Bibliothèque]</strong></p>
<p><strong>19h00 │ Conférence : Comment ne pas être esclave du système ? </strong><br />
<strong>Avec Alexandre LACROIX</strong>, Directeur de la rédaction de <a href="https://www.philomag.com/" target="_blank" rel="noopener"><em>Philosophie Magazine</em></a></p>
<p>Nous sommes de plus en plus nombreux à en rêver : échapper au système, à cette maximisation du profit, partout, tout le temps, qui dévaste les rapports humains et la planète. Mais rompre avec le mode de vie dominant exige des sacrifices que peu d’entre nous sont prêts à consentir. Entre la pleine adhésion et la fuite, un chemin existe-t-il ?</p>
<p>Oui, répond Alexandre LACROIX, qui plonge aux racines de notre malaise en dévoilant la logique de notre modernité connectée, ce monde où le travail indépendant, les algorithmes, les contenus générés par l’intelligence artificielle effacent les frontières entre sphère publique et sphère privée, temps de travail et temps de loisir, exploiteur et exploité, vrai et faux, humains et machines.</p>
<p>Mettre à nu le fonctionnement de la technostructure donne à chacun de nouveaux repères et nous permet de retrouver de la puissance d’agir. En s’affranchissant de l’utilitarisme dominant, en se donnant un idéal non négociable qui guidera notre action, il redevient possible de prendre en main les rênes de nos existences.</p>
<p><strong>20h00 │ Table-ronde : Mémoires queer, luttes vivantes<br />
Avec Maria CYBER</strong>, pionnière de l’activisme lesbien en Grèce, et <strong>Sam BOURCIER</strong>, sociologue et militant queer<br />
Modération : <strong>Christina GALANOPOULOU</strong>, journaliste et conseillère de direction d’<a href="https://www.athensvoice.gr/" target="_blank" rel="noopener"><em>Athens Voice</em></a></p>
<p>Deux figures majeures de la pensée et de l’activisme queer en Grèce et en France sont ici invitées à dialoguer : Maria CYBER est une pionnière du militantisme lesbien en Grèce, fondatrice de nombreux projets culturels et de médias emblématiques dont le portail <a href="https://lesbian.gr/" target="_blank" rel="noopener">lesbian.gr</a> et le <a href="https://www.instagram.com/outviewfest/" target="_blank" rel="noopener">Outview Film Festival</a>. Sam BOURCIER est sociologue et militant queer, enseignant les études queer en France et à l&rsquo;étranger. Membre du <a href="https://www.centrelgbtparis.org/associations-membres/collectif-archives-lgbtqi" target="_blank" rel="noopener">Collectif Archives LGBTQI+</a> qui va ouvrir le <a href="https://archiveslgbtqi.fr/" target="_blank" rel="noopener">Centre d’archives LGBTQI+</a> à Paris en 2026, son dernier ouvrage, <a href="https://www.cambourakis.com/tout/sorcieres/le-pouls-de-larchive-cest-en-nous-quil-bat/" target="_blank" rel="noopener"><em>Le Pouls de l&rsquo;archive, c&rsquo;est en nous qu&rsquo;il bat</em> (2025)</a>, porte sur les archives LGBTQIA+. Entre engagement politique, création artistique et réflexion théorique, cette rencontre évoquera la mémoire des mouvements queer en France et en Grèce, et le rôle de l’archive dans la lutte contre les discriminations.</p>
<p><strong>[📍Jardin]</strong></p>
<p><strong>20h00 │ Table-ronde : La pop music, un art de l’engagement ?<br />
Avec Agnès GAYRAUD</strong>, philosophe et musicienne<br />
Modération : <strong>Nikos XYDAKIS</strong>, journaliste, ex-rédacteur en chef de <em>Kathimerini</em> et ex-ministre délégué à la culture (2015)</p>
<p>Dans <a href="https://www.editionsladecouverte.fr/dialectique_de_la_pop-9782707199584" target="_blank" rel="noopener"><em>Dialectique de la pop</em> (2018)</a>, Agnès GAYRAUD mène une enquête philosophique sur les musiques populaires enregistrées depuis la fin du XIXe siècle. Grâce à l’enregistrement, ces musiques ne sont pas seulement archivées, elles deviennent un art nouveau, conçu comme œuvre, objet de contemplation esthétique. Ce phénomène transforme l’impact politique de la musique : accès démocratique à l’esthétique, réconciliation entre art et plébiscite, valorisation de la singularité, mais aussi domination de forces normatives qui trahissent ces promesses. L’histoire de la musique populaire enregistrée a toujours compté des activistes, individuels ou collectifs, pour déjouer la fausse universalité du <em>mainstream</em>, version dystopique de l’« utopie de la popularité ».</p>
<p><strong>21h00 │ Table-ronde : Reprendre voix : agentivité, gaslighting et luttes féministes<br />
Avec Hélène FRAPPAT</strong>, écrivaine, philosophe et traductrice, et <strong>Sofia KOULOUKOURI</strong>, historienne de l’art, écrivaine et performeuse</p>
<p>Comment les femmes peuvent-elles reconquérir leur pouvoir d’agir dans des contextes de domination, de stigmatisation ou d’effacement ? La philosophe Hélène FRAPPAT, autrice de <a href="https://www.editionspoints.com/ouvrage/le-gaslighting-ou-l-art-de-faire-taire-les-femmes-helene-frappat/9791041417209" target="_blank" rel="noopener"><em>Gaslighting, ou l’art de faire taire les femmes</em> (2023)</a>, reviendra sur cette stratégie psychologique et politique de discrédit, et analysera les mécanismes rhétoriques du gaslighting comme technique de déresponsabilisation et de dépossession. Avec elle, l’historienne de l’art, écrivaine et performeuse Sofia KOULOUKOURI partagera son travail de recherche sur les artistes femmes ayant recours au travail du sexe. Dans son livre <a href="https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/artistes-femmes-et-travail-du-sexe/78426" target="_blank" rel="noopener"><em>Artistes femmes et travail du sexe</em> (2025)</a>, elle interroge les frontières entre désir, précarité, choix, contrainte et création – et propose une réappropriation des récits par les premières concernées. Cette table-ronde propose une réflexion croisée sur le concept d’agentivité féminine, en explorant les rapports de force à l’œuvre dans le langage et les représentations.</p>
<p><strong>[📍Escalier central]</strong></p>
<p><strong>22h00 │ Concert : La Féline<br />
</strong>Avec <strong>Agnès GAYRAUD</strong>, philosophe et musicienne, et <strong>François VIROT</strong>, auteur, compositeur et interprète</p>
<p>Sous le nom de <a href="https://open.spotify.com/artist/2kofXlKOUBVKojjjvEylMe?si=ZjhkTyJmSWes-ehNVrHo_A" target="_blank" rel="noopener">La Féline</a>, emprunté au film fantastique de Jacques Tourneur (1942), Agnès GAYRAUD navigue entre deux mondes, celui de la musique et celui des textes. Depuis ses débuts sur la scène pop indépendante française, au début des années 2010, on salue son écriture, sa personnalité, sa présence, son jeu de guitare, son chant. Tout cela forme une musique de plus en plus personnelle, sorte de folk progressive, nourrie de mélodies, de sonorités électriques et de textures envoûtantes. Après l’album new wave <a href="https://open.spotify.com/album/5JKeh5wUHMooOZUA8QvFe0?si=sk4tvZg5R7GQV4LnRqIUow" target="_blank" rel="noopener"><em>Adieu l&rsquo;enfance</em></a>, <a href="https://open.spotify.com/album/5vRYC1Ba3D1qITEvTiOE2t?si=8wqqO1Q1QBCFzP7snCj2bQ" target="_blank" rel="noopener"><em>Triomphe</em></a> (arrangé de bois et de cuivres), puis <a href="https://open.spotify.com/album/18WMvxtMuUajtPNXfgf4IR?si=kLhmz_9QQ2S9GlJB89k3Hg" target="_blank" rel="noopener"><em>Vie Future</em></a> (arrangé de cordes), son dernier album <a href="https://open.spotify.com/album/38seIBIKdlCC4g16WEz4a9?si=5-IiqqoFQKGOyj--_ky4AA" target="_blank" rel="noopener"><em>Tarbes</em></a> redescend sur terre : c’est un concept album sur sa ville natale, située dans le Sud-Ouest de la France. Elle s’y révèle narratrice, conteuse, autant que musicienne.</p>
<h3><strong>📍INSTITUT FRANÇAIS DE GRÈCE<br />
</strong></h3>
<p><strong>[📍Auditorium Theo Angelopoulos]</strong></p>
<p><strong>21h30 │ Projection : « <a href="https://www.advitamdistribution.com/films/langue-etrangere/" target="_blank" rel="noopener">Langue étrangère</a> », de Claire BURGER (105’-2024-France, Allemagne, Belgique)</strong><br />
ℹ️ Avec : Josefa HEINSIUS, Lilith GRASMUG, et Nina HOSS. En français sous-titré en grec.<strong><br />
</strong></p>
<p><em>Fanny, une lycéenne française de dix-sept ans, part en Allemagne dans le cadre d&rsquo;un échange linguistique. À Leipzig, elle rencontre sa correspondante Lena, qui a le même âge qu&rsquo;elle et qui souhaite s&rsquo;engager dans l&rsquo;activisme politique. Pour impressionner Lena, Fanny, plutôt timide et renfermée, s&rsquo;invente une vie différente mais se retrouve rapidement piégée dans ses mensonges.</em></p>
<hr />
<h3>🔴 Samedi 14 juin</h3>
<h3><strong>📍 JARDINS DE L&rsquo;ÉCOLE FRANÇAISE</strong></h3>
<p><strong>[📍Bibliothèque]</strong></p>
<p><strong>19h00 │ Conférence : Agiter l’indifférence : pour un journalisme d’idées<br />
Avec Dimitris STEFANAKIS</strong>, écrivain et auteur d’<a href="https://dimitrisstefanakis.gr/site/gr.php?p=vivliaview&amp;id=112" target="_blank" rel="noopener"><em>Un été grec avec Camus</em> (2024)</a><br />
<strong>Modération : Sandra MAUNAC</strong>, directrice du festival <a href="https://www.trobadescamus.com/en/home/" target="_blank" rel="noopener">Trobades &amp; Premis Mediterranis Albert Camus</a><br />
<strong>🔗 En partenariat avec l’<a href="https://atenas.cervantes.es/gr/default.shtm" target="_blank" rel="noopener">Institut Cervantes d’Athènes</a><br />
</strong></p>
<p>L&rsquo;écrivain Albert Camus considérait le journalisme comme l&rsquo;une des plus belles professions, à laquelle il attribuait une grande responsabilité dans l&rsquo;évolution collective. Pour Camus, les « historiens du jour le jour » devaient développer un journalisme critique et engagé face aux misères du présent. Face à la situation dramatique que nous vivons actuellement dans le monde, où nous sommes plongés dans une bataille d&rsquo;opinions et où nous avons négligé la construction d&rsquo;un savoir qui nous aide à comprendre ce qui se passe, il semble essentiel de restaurer l&rsquo;héritage de Camus et de donner la parole aux journalistes et aux créateurs qui utilisent l&rsquo;information pour tenter de secouer l&rsquo;indifférence générale et de construire, comme le demandait Camus, un journalisme d&rsquo;idées.</p>
<p><strong>20h00 │ Table-ronde : Le patrimoine en péril : Comment agir face au trafic des biens culturels ?<br />
Avec Benjamin OMER</strong>, responsable scientifique du projet européen ANCHISE à l&rsquo;<a href="https://www.efa.gr/" target="_blank" rel="noopener">École française d’Athènes</a>, <strong>Irène SANCHEZ</strong>, professeure au Lycée Franco-Hellénique Eugène Delacroix et docteure en Histoire, et <strong>Nikolas ZIRGANOS</strong>, journaliste d&rsquo;investigation, scénariste et auteur.<br />
<strong>Modération : Laureline POP</strong>, docteure en archéologie classique de l&rsquo;Université de Lausanne et membre scientifique suisse de l&rsquo;École française d’Athènes</p>
<p>Cette table ronde abordera la question du trafic des biens culturels sous un angle citoyen et éthique. Comment chacun, à son niveau (chercheur, enseignant, juriste, journaliste, citoyen), peut contribuer à la protection de notre patrimoine commun ? Les intervenants partageront leurs perspectives complémentaires sur cette problématique sociétale, rendant accessible au grand public les enjeux de la préservation du patrimoine.</p>
<p><strong>21h30. Table-ronde : Idéaux &amp; œuvres d’art : la culture au service d’un activisme environnemental ?<br />
</strong><strong>Avec Alexandra POLITAKI</strong>, politologue, travaille sur le changement climatique, ambassadrice de l’UE pour le climat, et <strong>Marianna CALBARI</strong>, metteure en scène et directrice du <a href="https://www.theatro-technis.gr/" target="_blank" rel="noopener">Théâtre d&rsquo;art Karolous Koun</a><br />
<strong>Modération : Vassiliki GRAMMATIKOGIANNI</strong>, journaliste spécialiste de l’environnement et de la mer, responsable de la rubrique <em> <a href="https://www.athensvoice.gr/tags/ecovoice/" target="_blank" rel="noopener">ECOVOICE</a></em> dans <em><a href="https://www.athensvoice.gr/" target="_blank" rel="noopener">Athens Voice</a></em></p>
<p>Cette table ronde propose de réfléchir à la manière dont chacun peut se mettre au service d’un activisme environnemental. Que savons-nous réellement de ce qui se passe dans nos océans aujourd’hui ? Combien de forêts disparaissent chaque année à cause des incendies ou de l’industrialisation ? Pourquoi est-il si difficile de prendre conscience des enjeux écologiques de façon concrète ? Nous discuterons des formes que prend l’activisme, parfois radicales, et des moyens utilisés pour se faire entendre, notamment à travers des actions visibles et médiatisées. L’objectif est aussi de comprendre comment l’activisme entre en dialogue avec la culture, et quelles collaborations peuvent en émerger.</p>
<p><strong>[📍Jardin]</strong></p>
<p><strong>20h00 │ Performance dansée : DANCEOLOGY/ANADISIS<br />
🔗 En partenariat avec <a href="https://fluxlaboratory.com/" target="_blank" rel="noopener">FLUX Laboratory</a><br />
</strong></p>
<p>Le mouvement naît du silence. Une figure s’éveille, telle une sculpture prenant vie. La parole devient rythme, le rythme se transforme en pas, et le corps résonne comme une poésie.</p>
<p>Anadisis fait partie du projet <em><a href="https://fluxlaboratory.com/events/580/danceology-anadisis" target="_blank" rel="noopener">Danceology</a></em>. Fondé par <a href="https://fluxlaboratory.com/" target="_blank" rel="noopener">Flux Laboratory</a>, en collaboration avec l’<a href="https://www.esag.swiss/fr/" target="_blank" rel="noopener">École Suisse d’Archéologie en Grèce (ESAG)</a> et la chercheuse Dr Sophie Bocksberger, <em>Danceology</em> est un projet innovant alliant danse et archéologie. Ce projet expérimental vise à explorer les relations entre mouvement, histoire, philosophie et poésie antique à travers une performance contemporaine.</p>
<p>Chorégraphie : Stavros-Alexandros IKBAL, Interprétation : George DERESKOS, et Iasonas YIANNARAS, Consultant scientifique : Dr. Sophie BOCKSBERGER,  Musique : Ted REGKLIS.</p>
<p><strong>20h15 │ Conférence : Pourquoi tous les humains dansent-ils ?<br />
Avec Alexandre LACROIX</strong>, Directeur de la rédaction de <a href="https://www.philomag.com/" target="_blank" rel="noopener"><em>Philosophie Magazine</em></a></p>
<p>Nous ne connaissons aucune société humaine sans danse. Mais pourquoi éprouvons-nous le besoin de danser ? Pourquoi certains mouvements nous émeuvent-ils, nous procurent-ils un tel sentiment de vie ? Que nous apprend cet art sur les liens entre discipline et liberté ? Que nous apprend cet art sur les liens entre discipline et liberté ? Pour écrire son essai sur <strong>La Danse. Philosophie du corps en mouvement (Allary éditions, 2024)</strong>, Alexandre LACROIX a eu l’autorisation exceptionnelle de pénétrer dans les coulisses de l’Opéra de Paris. Pendant plusieurs mois, il a suivi le travail des danseurs étoiles Ludmila Pagliero et Stéphane Bullion qui, par leurs mots, leurs gestes, lui ont permis d’entrer dans l’intimité de leur art. Dans sa conférence, il reviendra sur cette forme particulière de l&rsquo;agir humain qu&rsquo;est la danse. Et s&rsquo;interrogera sur les raisons profondes qui nous poussent à bouger notre corps en rythme.</p>
<p><strong>20h30 │ Intervention performative : dialogues philosophiques</strong><br />
<strong>Conception &amp; Coordination : Angeliki POULOU</strong>, Professeure au Département des Arts Numériques et du Cinéma (DCARTS) de l’Université Nationale et Capodistrienne d’Athènes. (EKPA), et <strong>Maria MOURTOU-PARADEISOPOULOU</strong>, Docteure en philosophie, chercheuse postdoctorale aux Départements de Philosophie des Universités de Ioannina et de Patras<strong><br />
🔗 En partenariat avec le <a href="https://en.dcarts.uoa.gr/" target="_blank" rel="noopener">DCARTS de l’EKPA</a><br />
</strong></p>
<p>Un groupe d&rsquo;étudiant.e.s du DCARTS de l’EKPA constitue une troupe particulière performative philosophique dans les jardins de l&rsquo;École française d&rsquo;Athènes et propose des interactions improvisées avec le public. Extraits d’œuvres, questions et réflexions philosophiques prennent corps à travers une multitude de formats : de la conversation et de la confession ludique à l’allocution provocatrice. La question « Agir ou ne pas agir ? » alimente le questionnement philosophique et sert de prétexte à la rencontre, à la confrontation et à la réflexion en mouvement.</p>
<p>Avec la participation de : Giorgos GATOS, Panagiotis GEROSTATHOS, Kyriaki DASKALAKI, Konstantis KOUROUVANIS, Irini MANTZIOU, Iraklis MARINOPOULOS, Kimon MARSELLOS, Angeliki NTOUFA, Aimilia PAPACHRISTOFILOU, Penny SERETI</p>
<p><strong>21h30 │ Table-ronde : Artistes et machines : agir ensemble ?<br />
Avec Alexandros KONTOGEORGAKOPOULOS</strong>, artiste sonore, spécialiste des médias interactifs, maître de conférences au Département des Arts Numériques et du Cinéma (DCARTS) de l’Université Nationale et Capodistrienne d’Athènes (EKPA), et<strong> Ioanna NEOFYTOU</strong>, artiste plasticienne et réalisatrice de documentaires, docteure en Arts Plastiques de l&rsquo;Université d&rsquo;Aix-Marseille<br />
<strong>Modération : Angeliki POULOU</strong>, Professeure au DCARTS de l’EKPA<strong><br />
🔗 En partenariat avec le <a href="https://en.dcarts.uoa.gr/" target="_blank" rel="noopener">DCARTS de l’EKPA</a></strong></p>
<p>Comment les artistes mobilisent-ils les technologies numériques pour représenter ou interroger un avenir commun ? Ioanna NEOFYTOU s’interrogera sur le rôle de l’art et du numérique dans la mobilisation du jeune public : serait-il possible d’appréhender les histoires de l’utopie – ou les utopies dans l’histoire – à travers l’éducation et les jeux vidéo ? Comment les jeunes publics peuvent-ils s’emparer des potentialités du futur en réactivant l’espace communautaire et en mettant en scène leurs propres utopies dans l’espace imaginaire des jeux vidéo ? Alexandros KONTOGEORGAKOPOULOS, quant à lui, proposera une réflexion sur l’interaction dans la performance sonore et l’art interactif, en abordant les implications philosophiques de la rétroaction, de la co-création et de l’action commune entre humain et machine.</p>
<h3><strong>📍INSTITUT FRANÇAIS DE GRÈCE<br />
</strong></h3>
<p><strong>[📍Auditorium Theo Angelopoulos]</strong></p>
<p><strong>20h30 │ Projection : « <a href="https://biggerthanus.film/teaser" target="_blank" rel="noopener">Bigger Than Us</a> », de Flore VASSEUR (96’-2021-FR)</strong><br />
ℹ️Multilingue (principalement en anglais), sous-titrés en français et grec. Introduction par la réalisatrice en vidéo.</p>
<p><em>Melati, 18 ans, combat la pollution plastique qui ravage son pays l&rsquo;Indonésie. Comme elle, des centaines de jeunes adultes à travers le monde luttent pour les droits humains, le climat, la liberté d’expression, la justice sociale, l’accès à l’éducation ou l’alimentation. Le film suit et montre le combat de ces jeunes activistes, des favelas de Rio aux villages reculés du Malawi, des embarcations de fortune au large de l’île de Lesbos aux cérémonies amérindiennes dans les montagnes du Colorado.<br />
</em></p>
<p>Flore Vasseur est une écrivaine, entrepreneuse et journaliste française. Depuis la sortie du film <a href="https://www.imdb.com/title/tt10150684/" target="_blank" rel="noopener"><em>Bigger Than Us</em></a>, des milliers de représentations et de débats ont été organisés en France et à l’étranger par la réalisatrice, qui a tiré de cette expérience un livre publié en 2024 aux éditions Grasset : <a href="https://www.grasset.fr/livre/et-maintenant-que-faisons-nous-9782246840312/" target="_blank" rel="noopener"><em>Et maintenant, que faisons-nous?</em></a></p>
<p>La projection sera suivie par une discussion avec <strong>Marine LIAKIS</strong>, activiste basée à Lesbos.<br />
Modération : <strong>Avra GEORGIOU</strong>, réalisatrice et directrice artistique de <a href="https://www.cinedoc.gr/" target="_blank" rel="noopener">CineDoc</a></p>
<p><strong>[📍Terrasse]</strong></p>
<p><strong>21h00 │ Lectures croisées : Poétesses engagées<br />
Avec Anna GRIVA</strong>, <strong>Lena KALLERGI</strong>, <strong>Vicky KATSAROU</strong>, <strong>Maria PATAKIA</strong>, et <strong>Maria TOPALI</strong><br />
<strong>Conception &amp; coordination : Areti GEORGILI</strong>, membre fondateur de la libraire <em>Free Thinking Zone</em><br />
<strong>🔗 En partenariat avec la librairie <a href="https://www.instagram.com/free_thinking_zone/" target="_blank" rel="noopener">Free Thinking Zone</a></strong><br />
ℹ️ <strong><a href="https://fienta.com/fr/lectures-croisees-poetesses-engageesanagnosis-piitries-en-drasi" target="_blank" rel="noopener">Sur inscription, dans la limite des places disponibles.</a></strong></p>
<p>Les ouvrages des intervenant(e)s seront disponibles à la vente lors des deux soirées du festival, en partenariat avec la librairie <em>Free Thinking Zone</em>.</p>
<p>Cinq poétesses de renommée internationale liront leurs textes où l’écriture devient un geste de résistance, une manière d’habiter le monde autrement. Une soirée de lectures engagées, entre force des mots et souffle poétique.</p>
<p><em>Free Thinking Zone</em> est une librairie consacrée à l&rsquo;art et à la pensée contemporains. Fondée en décembre 2011, elle est une des premières librairies engagées en Grèce, œuvrant pour la protection des libertés et des droits de l’homme. Elle s&rsquo;adresse à ceux qui ne croient pas à l&rsquo;évidence et à ceux qui « la nuit, ne voient pas l&rsquo;obscurité, mais le bleu du ciel » (Georges Bataille).</p>
<hr />
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-63195" src="https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2025/05/FESTIVAL-PHILO_CP_LOGOS__2-scaled.jpg" alt="" width="2560" height="896" srcset="https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2025/05/FESTIVAL-PHILO_CP_LOGOS__2-scaled.jpg 2560w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2025/05/FESTIVAL-PHILO_CP_LOGOS__2-768x269.jpg 768w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2025/05/FESTIVAL-PHILO_CP_LOGOS__2-1536x537.jpg 1536w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2025/05/FESTIVAL-PHILO_CP_LOGOS__2-2048x717.jpg 2048w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2025/05/FESTIVAL-PHILO_CP_LOGOS__2-1920x672.jpg 1920w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2025/05/FESTIVAL-PHILO_CP_LOGOS__2-372x130.jpg 372w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Festival de philosophie 2024 « L’Intelligence Artificielle : quel avenir pour la pensée humaine ? »</title>
		<link>https://www.ifg.gr/fr/events/festival-de-philosophie-intelligence-artificielle-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Danai Tezapsidou]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2024 08:44:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Φιλοσοφία]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.ifg.gr/events/3o-festival-filosofias-techniti-noimosyni/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un Festival de philosophie dont l'édition 2024 prendra la forme d'un week-end de rencontres avec des philosophes, en présence d’artistes.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2024/05/FESTIVAL_PHILOSOPHIE_A5_FR_.pdf" target="_blank" rel="noopener"><strong>TÉLÉCHARGEZ LE PROGRAMME COMPLET (PDF)</strong></a></p>
<hr />
<h3>L’Institut français de Grèce organise, <strong>les vendredi 31 mai et le samedi 1er juin 2024</strong>, <strong>à partir de 19h30</strong>, l’édition 2024 du Festival de philosophie.</h3>
<p>Cette nouvelle édition, en partenariat avec <a href="https://www.philomag.com/" target="_blank" rel="noopener"><strong>Philosophie Magazine</strong></a>, invite le public à réfléchir sur le thème « <strong>L’Intelligence Artificielle : quel avenir pour la pensée humaine ?</strong> ».</p>
<p>« Quand ChatGPT a été lancé, à l’automne 2022, une sorte d’onde de choc s’est répandue dans l’opinion publique mondiale, ou plus exactement une prise de conscience.</p>
<p>Jusque-là, <strong>les retombées concrètes de l’Intelligence Artificielle (IA) sur la vie de nos sociétés</strong> étaient plutôt appréhendées, par la plupart d’entre nous, à travers des scénarios de science-fiction. Des films comme 2001, l’<em>Odyssée de l’espace</em> ou <em>Her</em> montrent ainsi le comportement qu’aurait un système d’IA qui s’éveillerait et deviendrait malveillant ou indifférent aux destinées des humains, et qui poursuivrait des buts qui lui seraient propres. Par ailleurs, on savait que sur certaines activités spécifiques et circonscrites – comme le jeu d’échecs – la puissance de calcul des ordinateurs faisait mieux que les champions humains.</p>
<p>Mais ce que ChatGPT a rendu soudain évident, c’est que des systèmes d’IA performants sont d’ores et déjà en place dans nos organisations collectives. S’ils ne sont pas conscients ni doués d’une intentionnalité propre, ils ont des conséquences très concrètes. Ces systèmes se sont invités dans notre quotidien progressivement et sans que nous soyons toujours conscients des services qu’ils nous rendent.</p>
<p>Il s’agit par exemple de l’application de géolocalisation qui nous permet d’optimiser nos trajets en tenant compte en temps réel des embouteillages. Ou des propositions en autocomplétion qui nous sont faites lorsque nous tapons un SMS. Ou, pour les <em>gamers</em>, des avatars qu’ils doivent affronter dans certains jeux, qui sont pilotés par des IA. Ou des interactions avec le site des impôts ou d’autres services publics. Ou des robots de conversation qui nous viennent en aide et remplacent le service après-vente ou le service clientèle pour un certain nombre de grandes entreprises. Les sites de météo que nous consultons fonctionnent avec de l’IA.</p>
<p>Nos données personnelles sont également traitées par des IA afin que nous soient adressées des publicités mais aussi des tarifs ciblés sur nos besoins et nos moyens. Dans les pays en guerre, le matériel utilisé, des drones aux chars en passant par les batteries anti-aériennes, sont très équipés en IA. D&rsquo;énormes masses d&rsquo;argent sont déplacées chaque jour en Bourse par <em>algotrading</em>.</p>
<p><strong>L’ambition de ce festival est de poser des questions fines et informées sur ces métamorphoses provoquées par l’IA</strong> : quel impact pour l’architecture ? Pour la géopolitique et l’art de la guerre ? Pour l’environnement ? Pour le trafic automobile, la création artistique, les loisirs, l&rsquo;éducation ? Pour le complotisme et la désinformation, sachant que le <em>deep fake</em> ouvre des possibilités presque illimitées de propagation de fausses vidéos ?</p>
<p>Et puis nous poserons cette question qui concerne tout particulièrement la philosophie : <strong>que va-t-il rester à l’intelligence naturelle ? Autrement dit, la pensée humaine va-t-elle être amenée à redéfinir ses capacités, ou à en développer de nouvelles, dans cet environnement technologique où elle se voit entourée de nouveaux outils pour manier l’information ? »</strong></p>
<p><strong>Alexandre LACROIX</strong>, Directeur de la rédaction de <em><strong>Philosophie Magazine</strong> </em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-57246" src="https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2024/04/FESTIVAL-PHILOSOPHIE_24_FBCOVER.jpg" alt="" width="1139" height="500" srcset="https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2024/04/FESTIVAL-PHILOSOPHIE_24_FBCOVER.jpg 1139w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2024/04/FESTIVAL-PHILOSOPHIE_24_FBCOVER-768x337.jpg 768w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2024/04/FESTIVAL-PHILOSOPHIE_24_FBCOVER-296x130.jpg 296w" sizes="auto, (max-width: 1139px) 100vw, 1139px" /></p>
<hr />
<h3>PROGRAMME DÉTAILLÉ</h3>
<h3>Vendredi 31 mai</h3>
<p><strong>📍 TERRAIN DE TENNIS</strong></p>
<p>◼️ 19h30. <strong>Table-ronde d’ouverture : Qu’appelle-t-on intelligence artificielle ?</strong><br />
Avec <strong>Alexandre LACROIX</strong>, directeur de la rédaction de <em>Philosophie Magazine</em>, <strong>Valia KAIMAKI</strong>, journaliste et professeure assistante à l&rsquo;Université Ionienne, <strong>Mehdi KHAMASSI</strong>, directeur de recherche au CNRS</p>
<p>Dans cette table-ronde introductive, Alexandre Lacroix et deux intervenants du festival, la journaliste et professeure assistante à l&rsquo;Université Ionienne Valia Kaimaki, et le directeur de recherche au CNRS Mehdi Khamassi, proposeront quelques définitions pour lancer deux soirées de discussions et de débats.</p>
<p>◼️ 20h30. <strong>Conférence : La technologie va-t-elle faire de nous des soldats ?</strong><br />
Avec <strong>Asma MHALLA</strong>, chercheuse à l’EHESS et politologue.</p>
<p>Intelligence artificielle, réseaux sociaux, implants cérébraux, satellites, métavers… Le choc technologique sera l’un des enjeux clés du XXIe siècle et les géants américains, les « BigTech », sont à l’avant-garde. S’attaquant à tous les faux débats qui nous font manquer l’essentiel, Asma Mhalla ose ainsi une thèse forte et perturbante : les technologies de l’hypervitesse, à la fois civiles et militaires, font de chacun d’entre nous, qu’on le veuille ou non, des soldats. Nos cerveaux sont devenus l’ultime champ de bataille. Il est urgent de le penser car ce n’est rien de moins que le nouvel ordre mondial qui est en jeu, mais aussi la démocratie.</p>
<p>◼️ 21h30. <strong>Conférence : Les dilemmes éthiques de l’IA</strong><br />
Avec <strong>Alexandre LACROIX</strong>, directeur de la rédaction de <em>Philosophie Magazine</em></p>
<p>Les programmes d’IA posent d’ores et déjà des dilemmes éthiques très concrets. Les logiciels d’aide à la prise de décision, fréquemment employés par le système policier et judiciaire mais aussi par les banques et les assurances, risquent-ils de creuser les inégalités ? En situation d’accident inévitable, que doit faire une voiture autonome : protéger les passagers ou les piétons ? Donner priorité aux femmes enceintes et aux enfants ? Comment faire pour que ChatGPT ne dynamite pas la relation d’enseignement dans le milieu éducatif et que les élèves conservent une éthique du travail personnel bien fait ?</p>
<p>◼️ 22h30. <strong>Présentation : Les usages et l’impact de l’IA en architecture</strong><br />
Avec <strong>Philippe MOREL</strong>, architecte et professeur associé (Bartlett School of Architecture, ENSA Paris-Malaquais), <strong>Angelos CHRONIS</strong>, ingénieur et professeur (IAAC, AIT).</p>
<p>Les architectes Philippe Morel et Angelos Chronis échangeront sur les usages et l’impact de l’intelligence artificielle en architecture, explorant la diversité des recherches poursuivies dans un secteur situé à la croisée de la philosophie, des sciences et des techniques.</p>
<p>Avec des travaux de : <em>Wanyu He</em>, <em>Adeline Chan</em>, <em>Pierre Cutellic</em>, <em>Julian Besems</em>, <em>Immanuel Koh</em>, <em>Certain Measures</em>, <em>Tasos Varoudis</em>.</p>
<p><strong>📍 JARDIN</strong></p>
<p><strong>◼️ </strong>21h30. <strong>Table-ronde : Quelle gouvernance pour les algorithmes en démocratie ?<br />
</strong>Avec <strong>Lilian MITROU</strong>, professeure de droit à l&rsquo;Université de l’Égée,<strong> Célia ZOLYNSKI</strong>, professeure agrégée de droit privé à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, <strong>Vangelis KARKALETSIS</strong>, directeur de l’Iinstitut d’Informatique et de Télécommunications (IIT), NCSR Demokritos.<br />
Modération : <strong>Valia KAIMAKI</strong>, journaliste et professeure assistante à l&rsquo;Université Ionienne.</p>
<p>Profilage, transparence, traitement des données personnelles… Où en sommes-nous, tant du point de vue des avancées scientifiques et technologiques que de celui des droits nationaux et internationaux ? Deux spécialistes du droit du numérique et de la propriété intellectuelle, la Française Célia Zolynski et la Grecque Lilian Mitrou, aux côtés du chercheur en informatique et télécommunications Vangelis Karkaletsis, s’interrogeront sur la gouvernance possible des algorithmes, présents désormais dans tous les aspects de notre vie quotidienne.</p>
<h3>Samedi 1er juin</h3>
<p><strong>📍</strong> <strong>IFG – SALLE PETIT PRINCE</strong></p>
<p>◼️ 17h00-19h00. <strong>Ateliers pédagogiques ludiques autour de l&rsquo;intelligence artificielle<br />
</strong>Avec <strong>Gabrielle HALPERN</strong>, philosophe et <strong>Orphée</strong> <strong>DE CORBIERE-KALESSIS</strong>, acteur et metteur en scène</p>
<p><strong><u>Ateliers bilingues</u></strong> (grec et français)</p>
<p>👾 17h00-17h45. <strong>Atelier 6-12 ans.</strong><br />
Quelle est la différence entre les animaux et les êtres humains ? Quelle est la différence entre les êtres humains et les robots? Cet atelier qui s&rsquo;adresse à des enfants entre 6 et 12 ans explorera d&rsquo;une manière ludique et interactive les différences entre les vivants qui peuplent la Terre pour inviter les participants à réfléchir à l&rsquo;intelligence artificielle: jeux, devinettes, exercices en binômes et dessins seront mobilisés pour cultiver leur imagination!</p>
<p>Nombre de participants : 15 personnes</p>
<p>Les places sont limitées. Afin de sécuriser la vôtre, veuillez nous communiquer le nom et prénom des participants à l’adresse <a href="culturel@ifg.gr ">culturel@ifg.gr </a></p>
<p>👾 18h00-18h45. <strong>Atelier 13-16 ans.</strong><br />
Quelle est la différence et quelles sont les ressemblances entre les êtres humains et les robots? Cet atelier qui s&rsquo;adresse à à des adolescents à partir de 13 ans, a pour objectif de faire réfléchir les participants aux enjeux de l&rsquo;intelligence artificielle dans un contexte scolaire, académique et professionnel. Jeux, exercices en binômes et atelier d&rsquo;écriture seront mobilisés pour provoquer leur imagination!</p>
<p>Nombre de participants : 30 personnes</p>
<p>Les places sont limitées. Afin de sécuriser la vôtre, veuillez nous communiquer le nom et prénom des participants à l’adresse <a href="culturel@ifg.gr ">culturel@ifg.gr </a></p>
<p><strong>📍 TERRAIN DE TENNIS<br />
</strong></p>
<p>◼️  19h30. <strong>Table-ronde : L’IA, un tremplin pour les théories du complot et les fake news ?</strong><br />
Avec <strong>Asma MHALLA</strong>, chercheuse à l’EHESS et politologue, <strong>Sotiris TRIANTAFYLLOU</strong>, journaliste et président de la Fédération panhellénique des syndicats de journalistes.<br />
Modération :<strong> Valia KAIMAKI</strong>, journaliste et professeure assistante à l&rsquo;Université Ionienne.</p>
<p>Par quels mécanismes l’IA amplifie-t-elle les phénomènes de désinformation ? Sert-elle de catalyseur aux théories du complot et aux <em>fake news</em> ? Et quelles sont les conséquences pour les journalistes dans l’exercice dans leur métier ? En cette année électorale où la moitié de la population mondiale est appelée aux urnes, la chercheuse et politologue Asma Mhalla et les journalistes Sotiris Tryiantafyllou et Valia Kaimaki analyseront les implications de cette accélération technologique pour les médias, et les évolutions dans la production et diffusion de l’information à partir d’exemples grecs, français et internationaux.</p>
<p>◼️  20h30. <strong>Conférence : Écrire et penser à l’ère de ChatGPT</strong><br />
Avec <strong>Raphaël ENTHOVEN</strong>, philosophe et écrivain</p>
<p>De la science au droit, de la médecine aux questions militaires, l&rsquo;intelligence artificielle bouleverse tous nos champs de compétence. Tous ? Non ! En philosophie, l&rsquo;IA ne sert à rien. Pourquoi le geste tout simple qui consiste à trouver une problématique, c&rsquo;est-à-dire à transformer une question en problème pour en faire la colonne vertébrale d&rsquo;une réflexion, demeure-t-il hors de sa portée ? À quoi tient cette singularité, ce je-ne-sais-quoi ? Pourquoi la pratique de la philosophie est-elle inaccessible à l&rsquo;intelligence artificielle ? Et pourquoi l&rsquo;humanité demeure-t-elle un casse-tête pour la machine ? C&rsquo;est la même question. Raphaël Enthoven montre que la pensée humaine a encore de beaux jours devant elle.</p>
<p>◼️  21h30. <strong>Table-ronde : Intelligence artificielle et pratiques de l&rsquo;art contemporain</strong><br />
Avec <strong>Poka YIO</strong>, artiste, commissaire d’exposition et professeur à l’école des Beaux-Arts d’Athènes, <strong>Stavroula ZOI</strong>, ingénieure informatique et chercheuse interdisciplinaire en technologies créatives, <strong>Lito KATTOU</strong>, artiste<br />
Modération : <strong>Thomas SYMEONIDIS</strong>, écrivain et maître de conférences à l’école des Beaux-Arts d’Athènes</p>
<p>Que savons-nous finalement de l&rsquo;IA et qu&rsquo;est-ce qui la rend si novatrice ? Quels changements entraîne-t-elle dans les pratiques artistiques contemporaines ? Quels prolongements et quels liens peut-on entrevoir pour élargir la réflexion sur le rôle de la technologie et de l&rsquo;art dans la société ? Une discussion qui incite à la réflexion sur les enjeux éthiques, sociaux et politiques de l’IA et sur son degré d’implication dans les pratiques artistiques contemporaines.</p>
<p>◼️ 22h30. <strong>Cinéphilo : Rester humain dans un monde digital</strong><br />
Avec <strong>Ollivier POURRIOL</strong>, philosophe, réalisateur, écrivain</p>
<p>Nous sommes entrés depuis quelques années dans le monde des données et de leur analyse automatisée. C&rsquo;est un bouleversement d&rsquo;une telle ampleur que certains ont pu parler de « bombe numérique ». Leibniz rêvait déjà d&rsquo;une machine à produire des vérités en se passant de l&rsquo;esprit humain, mais la métamorphose numérique, en nous dictant de nouvelles manières d&rsquo;être et de travailler, nous oblige surtout à redéfinir le sens du mot « humain », et à le faire ensemble.</p>
<p><strong>Conférence accompagnée d’extraits de films</strong> :<em> Matrix, Her, Les Mitchell contre les machines, La vie rêvée de Walter Mitty</em></p>
<p><strong>📍 JARDIN</strong></p>
<p>◼️ 19h30. <strong>Conférence : Pour une nouvelle culture de l’attention</strong><br />
Avec <strong>Célia ZOLYNSKI</strong>, professeure agrégée de droit privé à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, <strong>Mehdi KHAMASSI</strong>, directeur de recherche au CNRS.</p>
<p>Dans cet ouvrage publié au printemps 2024, les auteurs décrivent les ressorts cognitifs et psychosociaux utilisés par les algorithmes et le marketing digital pour capter notre attention, nous maintenir engagé(e)s, nous cerner, nous orienter, nous soustraire des données contre notre gré… avec un cadre légal à repenser. Co-écrit avec Stefana Broadbent (anthropologue spécialiste du numérique) et Florian Forestier (philosophe), tou(te)s les quatre croisent les apports des sciences cognitives, du design, de la philosophie et du droit pour proposer des voies afin de restaurer nos libertés et bâtir une véritable régulation de la question attentionnelle dans le monde numérique.</p>
<p>◼️ 20h30. <strong>Table-ronde : Intelligence artificielle et environnement : une coopération au service du développement durable</strong></p>
<ol>
<li><em><strong>L’intelligence artificielle pour une agriculture écoresponsable et pour l’environnement</strong></em><br />
<strong>Dimitris BORMPOUDAKIS</strong>, associé scientifique à l’Unité opérationnelle BEYOND de l’Institut d&rsquo;astronomie, d&rsquo;astrophysique, d&rsquo;applications spatiales et de télédétection (IAASARS), Observatoire national d’Athènes</li>
<li><em><strong>Contribution de l’intelligence artificielle à la prévision météorologique précise et à la création de services spécialisés de pronostic précoce</strong></em><br />
<strong>Stavros SOLOMOS</strong>, Chercheur principal, Centre de recherches en physique atmosphérique et climatologie, Académie d’Athènes</li>
<li><em><strong>Intelligence artificielle et épidémiologie : comment l’intelligence artificielle va révolutionner la lutte contre les épidémies</strong></em><br />
<strong>Mariza KASKARA</strong>, associée scientifique à l’Unité opérationnelle BEYOND de l’Institut d&rsquo;astronomie, d&rsquo;astrophysique, d&rsquo;applications spatiales et de télédétection (IAASARS), Observatoire national d’Athènes</li>
</ol>
<p><strong>Modération</strong> : <strong>Dr. Haris KONTOES</strong>, directeur de recherches et directeur scientifique de l’Unité opérationnelle BEYOND de l’Institut d&rsquo;astronomie, d&rsquo;astrophysique, d&rsquo;applications spatiales et de télédétection (IAASARS), Observatoire national d’Athènes</p>
<p>◼️ 21h30. <strong>Conférence : À quoi ressemblera l’humain augmenté ?</strong><br />
Avec <strong>Gabrielle HALPERN</strong>, philosophe</p>
<p>Pourquoi l&rsquo;être humain a-t-il ressenti le besoin de produire de nouvelles technologies? Que disent-elles de nous? Lorsqu’il est apparu dans le monde, l’être humain s’est vu relativement peu avantagé par rapport aux autres animaux. En effet, la nature, écrivait le philosophe allemand Emmanuel Kant, n’a donné à l’être humain, ni les cornes du taureau, ni les griffes du lion, ni les ailes de l’oiseau. Comment survivre dans de telles conditions ? Le développement de l&rsquo;intelligence artificielle s&rsquo;inscrit dans une longue histoire de production d&rsquo;outils permettant à l&rsquo;être humain d&rsquo;augmenter son pouvoir. Mais quels êtres humains va-t-elle faire de nous et quels êtres humains pourrait-elle nous permettre de devenir ? Est-ce vraiment l&rsquo;intelligence artificielle qui nous augmentera ?</p>
<hr />
<h3>INTERVENANT(E)S</h3>
<p>📚 Les derniers ouvrages des intervenant(e)s seront disponibles à la vente lors des deux soirées du festival, en collaboration avec la librairie <a href="https://www.facebook.com/lexikopoleio/?locale=el_GR" target="_blank" rel="noopener">Lexikopoleio</a>.</p>
<p><strong>Stavros Solomos</strong><br />
Stavros Solomos est chercheur principal au Centre de recherches en physique atmosphérique et climatologie de l’Académie d’Athènes. Ses travaux de recherche portent sur le développement de modèles atmosphériques pour la description des phénomènes météorologiques. Depuis 2013 et jusqu’en 2020, il a travaillé au sein de l’Unité opérationnelle BEYOND de l’Institut d’astronomie, d’astrophysique, d’applications spatiales et de télédétection (IAASARS), à l’Observatoire national d’Athènes, en tant que chargé du développement de la prévision numérique du temps des applications FireHUB et DustHUB.</p>
<p><strong>Dimitris Bormpoudakis</strong><br />
Dimitris Bormpoudakis est diplômé en Biologie (BSc) et en Écologie des plantes indigènes (MSc) du Département de Biologie de l’Université Aristote de Thessalonique. Il est titulaire d’un doctorat en Gestion de la biodiversité, obtenu en 2016 de l’université de Kent (School of Anthropology and Conservation). Son travail à l&rsquo;Observatoire national d&rsquo;Athènes se concentre sur l’analyse de données sur la biodiversité et les services écosystémiques dans les agroécosystèmes, ainsi que sur la gestion des espèces et des habitats.</p>
<p><strong>Angelos Chronis</strong><br />
Angelos Chronis est directeur général et cofondateur d&rsquo;Infrared City GmbH, codirecteur du Master d’Intelligence Artificielle en architecture et environnement construit à l&rsquo;Institut d&rsquo;architecture avancée de Catalogne et ingénieur de recherche principal à l&rsquo;Institut autrichien de technologie de Vienne. Son travail se concentre sur la conception performative, la simulation, l&rsquo;IA et la conception et l&rsquo;optimisation basées sur les données, ainsi que sur les interfaces interactives et l&rsquo;AR/VR.</p>
<p><strong>Raphaël Enthoven</strong><br />
Professeur de philosophie et écrivain, éditorialiste et conseiller de la rédaction de <em>Franc-Tireur</em>, Raphaël Enthoven a aussi animé plusieurs émissions de radio, notamment sur France Culture et Europe1. Il a publié cette année L’esprit artificiel (L’Observatoire), ouvrage dans lequel il explore les frontières de l’intelligence artificielle et de l’intelligence humaine.</p>
<p><strong>Gabrielle Halpern</strong><br />
Docteur en philosophie et diplômée de l’École Normale Supérieure, Gabrielle Halpern a travaillé au sein de différents cabinets ministériels avant de co-diriger un incubateur de startups. Ses travaux de recherche portent depuis près de quinze ans sur la notion de l&rsquo;hybridation.</p>
<p><strong>Valia Kaimaki</strong><br />
Journaliste grecque francophone, Valia Kaimaki est productrice de radio pour ERT et a dirigé l’édition grecque du Monde diplomatique. Elle est également professeure assistante à l’université ionienne. Ses travaux de recherche portent autour de l’IA dans les médias, les réseaux sociaux, internet et les fake news.</p>
<p><strong>Vangelis Karkaletsis</strong><br />
Dr. Vangelis Karkaletsis est directeur de l’Institut d’informatique et de télécommunications au Centre national grec de recherche Démokritos et membre du Comité consultatif de haut niveau pour l&rsquo;intelligence artificielle auprès du Premier ministre. Ses travaux de recherche portent notamment sur l&rsquo;intelligence artificielle, la gestion des Big Data, l’interaction homme-machine et sur l’analyse de contenu.</p>
<p><strong>Mariza Kaskara</strong><br />
Mariza Kaskara est diplômée de la Faculté des ingénieurs agronomes et topographes de l’Université polytechnique nationale d&rsquo;Athènes, spécialisée en géodésie et télédétection satellitaires. Elle est également titulaire d&rsquo;un master en Management de projet et entrepreneuriat de l&rsquo;University College London. À l&rsquo;Observatoire national d&rsquo;Athènes, elle supervise la mise en œuvre de projets, gère les relations avec les partenaires et élabore des propositions de projets, soumises dans le cadre des programmes de financement de l&rsquo;UE pour l&rsquo;innovation.</p>
<p><strong>Lito Kattou</strong><br />
Lito Kattou est une artiste visuelle basée à Athènes. Elle est diplômée de l&rsquo;École des Beaux-Arts d&rsquo;Athènes et du Royal College of Art de Londres, où elle a obtenu un diplôme de troisième cycle en sculpture. À travers des interventions artistiques qui s’étendent de la production numérique aux traitements thermochimiques, sa pratique interroge la relation entre les hommes, les animaux, l&rsquo;environnement et la technologie, l&rsquo;altérité et la cohabitation. Ses œuvres ont été exposées dans des centres d&rsquo;art, des institutions et à l’occasion d’événements culturels organisés à Athènes et à l&rsquo;étranger.</p>
<p><strong>Mehdi Khamassi</strong><br />
Directeur de recherche employé par le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), affecté à l’Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique (ISIR), sur le campus de Sorbonne Université, Mehdi Khamassi est coauteur de l’ouvrage <em>Pour une nouvelle culture de l’attention</em> (Odile Jacob).</p>
<p><strong>Haris Kontoes</strong><br />
Dr. Haris Kontoes a obtenu en 1985 le diplôme d’ingénieur agronome et topographe de l’Université polytechnique nationale d’Athènes. Il est également diplômé en Systèmes informatiques de l’Université Paris VI Jussieu (1986) et en Géographie (MSc) de l’Université Paris VI Jussieu (1986), et titulaire d’un doctorat (PhD) en Téledetection de l’Université polytechnique nationale d’Athènes (1992). En 1997 il rejoint l’Observatoire national d’Athènes en tant que chercheur assistant (1997-2000), chercheur associé (2000-2003), chercheur principal (2003-2010) et depuis 2010, en tant que Directeur de recherches de de l’Institut d&rsquo;astronomie, d&rsquo;astrophysique, d&rsquo;applications spatiales et de télédétection (IAASARS).</p>
<p><strong>Alexandre Lacroix</strong><br />
Ecrivain et directeur de la rédaction de Philosophie Magazine depuis le lancement du journal, en 2006, Alexandre Lacroix a publié une vingtaine d’ouvrages. Il est également enseignant et dirige la collection d&rsquo;essais « Les Grands Mots » aux éditions Autrement. En lien avec la technologie, il a publié deux essais : Ce qui nous relie (Allary éditions, 2016), une enquête qui conduit de Julian Assange à la Silicon Valley en passant par les milieux complotistes, et Comment ne pas être esclave du système ? (Allary éditions, 2021).</p>
<p><strong>Asma Mhalla</strong><br />
Docteure en sciences politiques, Asma Mhalla est chercheure au Laboratoire d’Anthropologie Politique de l’EHESS. Politologue spécialiste de la géopolitique de la Tech et de l’IA, elle conseille gouvernements et institutions dans leur politique publique technologique. Elle a produit et animé, à l’été 2023, l’émission CyberPouvoirs sur France Inter et publié en février 2024 son premier essai <em>Technopolitique</em> aux éditions du Seuil. Ses travaux portent en particulier sur les reconfigurations politiques et géopolitiques portées par les technologies : désinformation, réseaux sociaux et enjeux démocratiques, géopolitique de l’Intelligence Artificielle, souveraineté technologique, nouvelles formes de pouvoir et de puissance entre Big Tech et Etats.</p>
<p><strong>Lilian Mitrou</strong><br />
Lillian Mitrou est professeure à l&rsquo;Université de l’Égée, Présidente de l&rsquo;Institut pour la vie privée, les données personnelles et la technologie, avocate au Barreau d&rsquo;Athènes et directrice de la rédaction de la revue Droit de la technologie et de la communication. Elle enseigne en tant que professeure invitée à l&rsquo;Université d&rsquo;économie d&rsquo;Athènes et à l&rsquo;Université du Pirée. Conseillère de l&rsquo;ancien premier ministre Simitis de 1996 à 2004, elle a été membre de l&rsquo;Autorité de protection des données personnelles (1999-2003) et du Conseil national de radio-télévision. Elle a dirigé et coécrit l’ouvrage collectif <em>L’algorithme peut-il…?</em> (Presses universitaires de Crète).</p>
<p><strong>Philippe Morel</strong><br />
Philippe Morel est architecte, théoricien et entrepreneur, co-fondateur d&rsquo;EZCT Architecture &amp; Design Research (2000) et initiateur et Président fondateur de la société d&rsquo;impression 3D à grande échelle XtreeE (2015). Il enseigne comme professeur associé à la Bartlett School of Architecture – University College London, où il dirige le programme Architectural Computation MSc/MRes, et à l&rsquo;École nationale supérieure d&rsquo;architecture Paris-Malaquais, où il a co-fondé et dirigé les département et programme d&rsquo;enseignement Digital Knowledge.</p>
<p><strong>Ollivier Pourriol</strong><br />
Agrégé de philosophie, ancien élève de l’ENS Ulm, créateur des conférences Cinéphilo. Ollivier Pourriol est également écrivain, scénariste pour le cinéma et créateur de BD (<em>La vérité sur Socrate</em>, éditions Les Arènes).</p>
<p><strong>Thomas Symeonidis</strong><br />
Thomas Symeonidis enseigne l’esthétique et la philosophie à l&rsquo;École des Beaux-Arts d&rsquo;Athènes et la théorie du design dans le cadre du master « Design avancé : Innovation et transdisciplinarité dans le design » de l’École d’architecture de l’Université Aristote de Thessalonique. Il est également auteur et traducteur de Jacques Rancière</p>
<p><strong>Sotiris Triantafyllou</strong><br />
Sotiris Tryantafyllou est journaliste, président de la Fédération panhellénique des syndicats de journalistes (Posey). Sotiris Triantafyllou est par ailleurs directeur de communication de la Fédération grecque de football et écrit pour des journaux et médias sportifs et politiques. Il est membre du corps enseignant de l&rsquo;université de Panteion et enseigne à l&rsquo;université du Péloponnèse.</p>
<p><strong>Poka Yio</strong><br />
Artiste visuel, commissaire d&rsquo;exposition et professeur à l&rsquo;École des Beaux-Arts d’Athènes, Poka-Yio est également consultant en stratégie et coach en développement personnel. Titulaire d&rsquo;une licence en peinture et d&rsquo;un master en art numérique de l&rsquo;École des Beaux-Arts, il est le fondateur et le directeur de la Biennale d&rsquo;Athènes depuis 2005 et le directeur du centre d’art Alpha Station-Athenian Centre for Contemporary Art jusqu&rsquo;en 2004.</p>
<p><strong>Stavroula Zoi</strong><br />
Dr Stavroula Zoi est ingénieure en informatique et chercheuse interdisciplinaire en technologies créatives. Depuis 2004, elle enseigne à l’École des Beaux-Arts d’Athènes (Laboratoire multimédia, Master franco-hellénique « Art et réalité virtuelle » en collaboration avec l&rsquo;Université de Paris-8). Depuis février 2023, elle est chercheuse postdoctorale au Département de technologie culturelle de l&rsquo;Université de l’Égée.</p>
<p><strong>Célia Zolynski </strong><br />
Célia Zolynski est professeur agrégée de droit privé à l&rsquo;Ecole de droit de la Sorbonne de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où elle codirige le Département de recherche en droit de l&rsquo;immatériel de la Sorbonne (IRJS-DreDis) et l’Observatoire de l’IA de Paris 1. Membre du Comité national pilote d’éthique et numérique (CNPEN), du comité de la prospective de la CNIL, elle est en outre personnalité qualifiée au sein de la Commission consultative nationale des droits de l’Homme (CNCDH) et du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA). Elle est notamment co-auteur d’un ouvrage proposant des pistes de régulation de l’économie de l’attention : Pour une nouvelle culture de l’attention (S. Broadbent, F. Forestier, M. Khamassi, C. Zolynski, Editions Odile Jacob, 2024).</p>
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		<title>2e Festival de philosophie : Les métamorphoses du féminin et du masculin</title>
		<link>https://www.ifg.gr/fr/events/2e-festival-de-philosophie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Danai Tezapsidou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 May 2023 15:33:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Φιλοσοφία]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.ifg.gr/events/2o-festival-filosofias/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un Festival de philosophie dont la seconde édition prendra la forme d'un week-end de rencontres.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Institut français de Grèce est heureux de vous convier, les <strong>vendredi 26 et samedi 27 mai 2023</strong>, à partir de<strong> 19.30</strong>, à la <strong>deuxième édition</strong> <strong>du Festival de philosophie</strong>.</p>
<p>Après le succès de la 1ère édition consacrée aux « Métamorphoses de l’amour », cette nouvelle édition, en partenariat avec <a href="https://www.lifo.gr/" target="_blank" rel="noopener">LIFO</a>, va plus loin et met donc l’accent sur <strong>« les métamorphoses du féminin et du masculin »</strong>. Au XXIe siècle, qu’est-ce qu’être un homme ? Une femme ?</p>
<p>Il est temps d’interroger un patriarcat qui reproduit, génération après génération, le modèle d’une femme astreinte à la tenue du foyer, à l’éducation des enfants et au plaisir de l’homme, au nom d’une supériorité qui viendrait à ce dernier de la nature elle-même… et qui n’est en réalité qu’une construction culturelle !</p>
<p>Les femmes aspirent à une indépendance financière effective, à une meilleure répartition des tâches domestiques, à un rôle plus important des pères dans l’éducation, à l’égalité des droits, des désirs et des plaisirs. Alors, l’aube d’une guerre des sexes ? Bien au contraire ! Venez écouter <strong>Belinda CANNONE</strong>, romancière et essayiste et <strong>Alexandre LACROIX</strong>, philosophe qui démontreront que le combat pour l’égalité est celui des femmes avec, et non pas contre, les hommes. Ni vainqueur, ni vaincu ! Seulement, et rien de moins, la promesse d’un monde nouveau, de relations réinventées dans le couple, la famille, la société !</p>
<p>Mais allons plus loin. Les femmes sont-elles les seules victimes du modèle patriarcal ? Bien au contraire, <strong>François-Ronan DUBOIS</strong>, <strong>Mélanie GOURARIER</strong>, anthropologue et <strong>Daisy LETOURNEUR</strong>, essayiste nous expliqueront que les hommes sont les premières victimes d’un modèle qui, dès leur plus jeune âge, les enferment dans le postulat d’une virilité fondée sur le rapport de force et sur une compétition dont <strong>Lucile PEYTAVIN</strong>, historienne nous montrera le coût exorbitant. Cette masculinité toxique se déploie également au sein des communautés LGBTQ+, <strong>Daisy LETOURNEUR</strong>, essayiste et <strong>Fotis SERGOULOPOULOS</strong>, journaliste, discuteront du processus qui conduisent à reproduire certains aspects de la domination masculine et de l’idéal viriliste. Et si, être un homme, comme l’expliquera<strong> Claire MARIN</strong>, philosophe, c’était autre chose que le mâle, l’aventurier solitaire, le guerrier insensible et le séducteur sans âme ? Et si en renonçant volontairement à porter le poids millénaire d’un modèle viril impossible à atteindre l’homme retrouvait confiance en soi et sérénité ?</p>
<p>Alors, un festival de philosophie pour donner la parole aux femmes, certainement. Mais cette deuxième édition veut aussi la rendre à des hommes inquiets par la montée du féminisme, qui se disent menacés dans leur propre masculinité. <strong>Maïa MAZAURETTE</strong>, autrice, chroniqueuse, blogueuse et peintre s’efforcera de répondre à ceux (et celles) qui s’interrogent sur les formes de la séduction et de la sexualité six ans après l’explosion du #MeToo.</p>
<blockquote>
<h3><em>« On ne naît pas femme, on le devient »</em></h3>
</blockquote>
<p>Le célèbre incipit du <em>Deuxième sexe</em> (1949) de Simone de Beauvoir pourrait tout aussi bien aujourd’hui s’appliquer aux hommes. La virilité comme la féminité sont des constructions sociales, inscrites dans l’histoire et à ce titre, susceptibles d’évoluer ou d’être radicalement remises en cause. Les rôles sociaux et les systèmes de représentation qui ont défini pendant des siècles le féminin comme le masculin sont désormais en crise et ne peuvent plus se reproduire identiques à eux-mêmes. Ce sont ces transformations majeures et cette quête d’une nouvelle définition du masculin et du féminin et de leurs rapports que ces deux soirées de rencontres et de débats permettront d’approfondir.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Τρέιλερ 2ο Φεστιβάλ Φιλοσοφίας | Bande annonce 2e Festival de philosophie" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/YVTNV97mHQI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h6>Bande annonce du festival</h6>
<h3><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-49642" style="font-size: 16px;" src="https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2023/05/FESTIVAL-PHILOSOPHIE_23_deltiotypou_logos_2.jpg" alt="" width="641" height="120" srcset="https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2023/05/FESTIVAL-PHILOSOPHIE_23_deltiotypou_logos_2.jpg 2233w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2023/05/FESTIVAL-PHILOSOPHIE_23_deltiotypou_logos_2-768x143.jpg 768w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2023/05/FESTIVAL-PHILOSOPHIE_23_deltiotypou_logos_2-1536x287.jpg 1536w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2023/05/FESTIVAL-PHILOSOPHIE_23_deltiotypou_logos_2-2048x382.jpg 2048w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2023/05/FESTIVAL-PHILOSOPHIE_23_deltiotypou_logos_2-1920x359.jpg 1920w, https://www.ifg.gr/wp-content/uploads/2023/05/FESTIVAL-PHILOSOPHIE_23_deltiotypou_logos_2-696x130.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 641px) 100vw, 641px" /></h3>
<h2>Α. PROGRAMME GRAND PUBLIC &#8211; CONFÉRENCES ET TABLES RONDES</h2>
<h3>Vendredi 26 mai 2023<br />
<strong>Lieu : Terrain de tennis</strong></h3>
<blockquote><p><strong>19h30 &#8211; Conférence inaugurale : « Les métamorphoses du féminin et du masculin »</strong><br />
◾ <strong>Belinda CANNONE</strong>, écrivaine, et <strong>Alexandre LACROIX</strong>, écrivain et directeur de la rédaction de <a href="https://www.philomag.com/" target="_blank" rel="noopener">Philosophie Magazine.</a></p></blockquote>
<p>L’empire du mâle est-il en déclin ? Assistons-nous à une crise temporaire et réversible de la masculinité ou aux prémices de l’inexorable décrépitude du modèle patriarcal ? Au-delà des avis parfois tranchés des un(e)s et des autres, il est bien difficile de prendre la mesure du phénomène.</p>
<p>Constatons d’abord que la moitié féminine de l’humanité souffre de multiples discriminations, sans en être toujours consciente, au nom d’un partage des rôles entre hommes et femmes. Le poids de l’histoire, les croyances religieuses ou les représentations culturelles de tous ordres ont consacré un ordre social qui assigne à chacun des sexes une fonction au sein du couple, de la famille, de la société. Distinction dans les rôles sociaux (sphère publique pour les hommes, privée pour les femmes). Division des tâches, des fonctions, des espaces. Puissance des stéréotypes, décuplée par les médias, la publicité, la mode, le cinéma, la littérature, qui assignent hommes et femmes dans des univers séparés.</p>
<p>Ensuite, reconnaissons-le, l’émancipation des femmes et leur aspiration à l’égalité des droits restent des phénomènes minoritaires dans le monde actuel. Si la vague du #Metoo a déferlé en Amérique du Nord et dans un certain nombre de pays &#8211; pas tous ! &#8211; en Europe, elle reste un phénomène marginal dans le reste du monde où s’imposent les représentations d’un homme supérieur par nature. Pire, là où elle a déferlé, et partout où elle menace un ordre établi, cette vague provoque des contre-courants et des îlots de résistance. Loin d’être gagné, le combat pour l’égalité pourrait même, dans un premier temps au moins, accroître l’hostilité entre hommes et femmes.</p>
<p>Poser les termes du débat, de façon claire, raisonnée, en évitant les anathèmes et sans relancer la « guerre des sexes », tel est, à Athènes, l’objet du « festival de philosophie » : faire un état des lieux, interroger comportements et attitudes des hommes et des femmes au sein du couple, de la famille et de l’organisation sociale toute entière, identifier les dynamiques culturelles, souvent inconscientes, qui assignent telle fonction à l’homme et telle partition à la femme, imaginer de nouvelles relations entre les sexes pour, au final, esquisser les ressorts d’une vie plus harmonieuse, voire plus heureuse ! Le combat pour l’égalité n’est pas celui des femmes contre les hommes, mais des femmes avec les hommes. Ni vainqueur, ni vaincu ! Seulement, et rien de moins, la promesse d’un monde nouveau !</p>
<blockquote><p><strong>20h30 – Conférence : La virilité, piège ou privilège ?<br />
</strong>◾ <strong>Lucile PEYTAVIN</strong>, historienne et autrice du livre <em>Le Coût de la virilité<br />
</em>◾<strong> Francois-Ronan DUBOIS</strong>, agrégé de lettres modernes et Chef de projets Enjeux de société de l’<a href="https://www.institutfrancais.com/fr" target="_blank" rel="noopener">Institut français de Paris</a><br />
◾ <strong>Arthur DREYFUS</strong>, auteur du <em>Journal sexuel d’un garçon d’aujourd’hui</em> et réalisateur</p></blockquote>
<p>Hommes et femmes, voués à l’amour, à l’amitié, à la cohabitation dans l’espace familial et social. Si proches par l’espèce mais rendus si éloignés par une construction culturelle venue du fond des âges, qui pose la supériorité du mâle comme fondement de l’ordre civil et politique, économique et social, moral et religieux. Cet ordre a un nom, le patriarcat, codifié par des lois, des pratiques et des coutumes organisant leur domination sur le cercle familial et, par extension, dans la sphère sociale. Système souvent rigide, parfois violent, qui confère l’essentiel des droits au patriarche, chef de famille, en charge de la sécurité du groupe et de la protection de la propriété.</p>
<p>S’il constitue un privilège, le patriarcat se révèle aussi un piège pour des hommes prisonniers d’un modèle unique qui, tout en organisant la supériorité de l’homme sur la femme, du père sur les enfants, tend à enfermer l’homme dans le postulat d’une virilité fondée sur la force, la compétition et l’hétérosexualité. Modèle normatif, laissant peu de place à l’expression des émotions, et qui pose pour principe que l’homme, tout à la fois chef et guide, ne rend des comptes qu’à lui-même.</p>
<p>Evolution des codes de la virilité, interrogation sur les critères d’une masculinité qui, de l’antiquité à nos jours, a toujours été plurielle mais parfois vécue de façon coupable et clandestine, à l’ombre d’un modèle patriarcal aussi hégémonique que rigoriste. Des hommes osent aujourd’hui vivre, exprimer, voire revendiquer ces autres formes de la masculinité, à l’écart des rapports de domination, de compétition et d’exclusion, prélude à de nouvelles formes de relations au sein du couple, de la famille, de la société.</p>
<blockquote><p><strong>21h30 &#8211; Conférence : Erotiser le corps masculin, mission impossible ?</strong><br />
◾ <strong>Maïa MAZAURETTE,</strong> autrice, chroniqueuse, blogueuse et peintre</p></blockquote>
<p>Parce que les femmes ont longtemps été écartées des métiers d&rsquo;art, parce que les artistes homosexuels ont longtemps dû cacher leurs préférences, le nu masculin érotique est rare dans l&rsquo;histoire de l’art et continue de l&rsquo;être aujourd&rsquo;hui. Du monde du cinéma à celui de la publicité en passant par les galeries d&rsquo;art contemporain, c&rsquo;est encore et toujours le corps féminin qui est considéré comme (plus) esthétique. Les hommes eux-mêmes se vivent comme moins intéressants, moins beaux que les femmes. Peut-on réparer le rapport des hommes à leur corps ? Peut-on les autoriser à s&#8217;emparer des outils de production du désir &#8211; eux qui s&rsquo;autocensurent tellement ? Quand on estime n&rsquo;être pas assez désiré, comment oser se rendre désirable ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Vendredi 26 mai 2023<br />
Lieu : Bibliothèque</h3>
<blockquote><p><strong>20h30 &#8211; Conférence : Métamorphoses du féminin – la femme que l’on devient<br />
</strong>◾ <strong>Claire MARIN</strong>, philosophe, autrice du livre <em>Rupture(s)</em><br />
◾ modératrice : <strong>Agnès LEVALLOIS</strong>, journaliste</p></blockquote>
<p>“Si on devient une femme, comme l’affirmait Simone de Beauvoir, il convient d’interroger ce devenir. Sommes-nous libres de définir celles que nous voulons devenir ? Cette définition n’est-elle pas d’ailleurs plurielle ? On questionnera les modèles et les modalités d’identification, les leviers éducatifs, culturels, économiques et politiques qui favorisent ce processus d’autonomisation et d’affirmation des femmes. Certaines figures, comme celle récente de “la femme puissante” renvoie-t-elle à une réalité significative ? Il reste beaucoup à faire pour qu’on puisse l’affirmer mais des solidarités se tissent, des espaces d’expression apparaissent, la littérature se féminise, le female gaze enrichit le cinéma contemporain. Mais quel prix payent encore les femmes pour accéder à des droits élémentaires ? Comment, malgré le retour ou la persistance de politiques conservatrices et patriarcales, aider les jeunes filles à développer la confiance en leurs capacités et leur pouvoir ? Quelle place est-on prêt à leur faire? Il semble que le monde aujourd’hui découvre avec surprise son autre moitié. La face du monde pourrait bien en être changée.”</p>
<blockquote><p><strong>21h30 – Discussion : Déconstruire la virilité. Oui, mais comment ?</strong><br />
◾ avec : <strong>Mélanie GOURARIER</strong>, anthropologue, chercheuse au <a href="https://www.cnrs.fr/en" target="_blank" rel="noopener">CNRS</a>, autrice de <em>Alpha mâle, Séduire les femmes pour s&rsquo;apprécier entre hommes</em> et <strong>Daisy LETOURNEUR</strong>, autrice du livre <em>On Ne Naît Pas Mec</em>, membre du collectif « <a href="https://toutesdesfemmes.fr/" target="_blank" rel="noopener">Toutes Des Femmes</a> »<br />
◾ modératrice : <strong>Christina GALANOPOULOU</strong>, directrice de l’information et des réseaux sociaux à <a href="https://www.lifo.gr/" target="_blank" rel="noopener">LIFO</a></p></blockquote>
<p>Depuis le mouvement #MeToo, à l’heure des nouvelles générations féministes, les hommes feraient l’objet d’une « dévirilisation ». Tandis que les trois premières vagues de féminismes s’attachaient à la revendication de droits pour les femmes (le vote et la conquête de l’espace publique ; les droits reproductifs et la liberté sexuelle ; la condition des femmes autres que blanches, bourgeoises et hétérosexuelles), la quatrième – celle dans laquelle nous sommes pris aujourd’hui – s’intéresse directement aux comportements masculins et vise à les réformer.</p>
<p>L’expression consacrée, qui sanctifierait l’avènement de cet homme nouveau tant recherché, est : « homme déconstruit ». Pour atteindre l’égalité, il faudrait en passer par un processus de remise en cause de l’identité masculine. À tel point que certains craignent que le masculin ne se dilue dans l’indéterminé, le neutre voire – horreur ! – le féminin lui-même… Alors, comment définir le masculin aujourd’hui ? Est-il en voie de disparition ? Peut-on encore définir ce qu’est un homme, aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’un homme, et cet homme nouveau a-t-il encore de l’avenir ?</p>
<p>Déconstruction n’est pas destruction ! Dans la définition qu’en donnait Jacques Derrida, déconstruire, c’est d’abord prendre conscience que ce qui est conditionné par l&rsquo;histoire, la technique, l&rsquo;institution, la société, la morale, la norme, n’est pas une donnée naturelle. La nature n’a aucun rôle dans les comportements virils toxiques. Ni la biologie, ni même le taux de testostérone ne condamnent les hommes à des comportements agressifs. Seules, et encore trop souvent, éducation, culture, médias, sphère professionnelle voire l’organisation de la société et du système politique répètent à l’infini les des stéréotypes de genre qui organisent la suprématie du masculin sur le féminin.</p>
<p>Retour sur la fabrique, dès le plus jeune âge, des stéréotypes de genre et des assignations. Injonctions de puissance et de performance perpétuent cet ordre viril qui fonde les rapports de domination au sein du couple, de la famille, sur le lieu de travail et dans la société. Avec l’aspiration des femmes à l’égalité des droits, la montée en puissance du féminisme, la fulgurance du #MeToo qui a mis au premier plan les questions de la séduction, du consentement et des violences sexuelles, l’homme est confronté à ses privilèges et à ses contradictions. Certes, les hommes ont mené de durs combats pour les libertés et pour les droits, mais n’ont-ils pas omis libertés et droits des femmes, ceux-là mêmes qui pouvaient contester leur suprématie ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Samedi 27 mai 2023<br />
Lieu : Terrain de tennis</h3>
<blockquote><p><strong>19h30 &#8211; Conférence : De l’homme sans émotion à l’homme en perdition ?</strong><br />
◾ <strong>Claire MARIN</strong>, philosophe, autrice du livre <em>Rupture(s)<br />
</em>◾ modératrice : <strong>Agnès LEVALLOIS</strong>, journaliste</p></blockquote>
<p>Le modèle viril est-il en crise ? Dans nombre de sociétés, les codes de la virilité font l’objet d’une contestation amplifiée par la vague du #MeToo. La libération de la parole des femmes, la montée en puissance du féminisme et l’écho que donnent à celui-ci média, réseaux sociaux et plateformes numériques, confrontent les représentations traditionnelles de la virilité, interrogeant la figure symbolique du « Marlboro Man », aventurier solitaire, guerrier insensible, séducteur sans âme…</p>
<p>Stoïque, dur, autonome, sans émotion. Tels sont quelques-uns des mots d&rsquo;ordre de la masculinité traditionnelle. Et pour certains hommes, ils exercent une influence puissante. L&rsquo;idée que les « vrais hommes » présentent ces caractéristiques est ancrée dans notre culture, même après des décennies de discussion sur l&rsquo;évolution des rôles de genre.</p>
<p>Souvent les hommes souffrent de ce qu&rsquo;on appelle l&rsquo;alexithymie masculine normative (tiré du grec a- : préfixe privatif, lexis signifiant « mot » et thymos signifiant « humeur »), définie comme des difficultés à identifier, à différencier ou à exprimer leurs émotions, laissant autant de partenaires, seuls et frustrés par des conjoints émotionnellement indisponibles.</p>
<p>Pourtant les garçons naissent aussi sensibles que les filles. Mais à travers la socialisation, ils perdent la « permission » de ressentir et de se connecter pour se conformer aux normes masculines traditionnelles qui mettent l&rsquo;accent sur la compétition, la performance, l’agressivité, en décourageant l&rsquo;expression d&rsquo;émotions vulnérables.</p>
<p>Quel rôle l&rsquo;idéologie masculine traditionnelle joue-t-elle dans ces disparités et que faut-il mettre en place pour les changer ? Comment la masculinité traditionnelle affecte-t-elle la santé mentale et la santé physique des hommes ? Comment cela affecte-t-il les femmes ? Notre perception de la masculinité a-t-elle changé au fil du temps ? Les hommes plus jeunes sont-ils moins attachés aux idées masculines traditionnelles que leurs pères ?</p>
<blockquote><p><strong>20h30 Discussion : la masculinité hégémonique, l’obsession du gay macho</strong><br />
◾ avec : <strong>Daisy LETOURNEUR</strong>, essayiste, auteur du livre <em>On Ne Naît Pas Mec</em>, membre du collectif « <a href="https://toutesdesfemmes.fr/" target="_blank" rel="noopener">Toutes Des Femmes </a>», <strong>François-Ronan DUBOIS</strong>, agrégé de lettres modernes et Chef de projets Enjeux de société de l’<a href="https://www.institutfrancais.com/fr" target="_blank" rel="noopener">Institut français de Paris</a> et <strong>Fotis SERGOULOPOULOS</strong>, présentateur et acteur.<br />
◾ modérateur : <strong>Nicolas EYBALIN</strong>, Directeur de l’Institut français de Grèce</p></blockquote>
<p>Gays, lesbiennes, trans… ont-ils inventé des formes d’amour, de séduction et de sexualité différentes, enfin libérées des injonctions du modèle viril ? Rien n’est moins sûr ! Avec l’hyper-masculinisation des corps et le rejet des apparences efféminées, l’archétype du gay plutôt jeune, musclé et multipliant les partenaires, le « genre » et la masculinité toxique semblent encore ancrés dans la culture gay, comme pour conjurer les représentations homophobes qui, depuis le milieu du XXe siècle, font des gays et lesbiennes les contretypes de l’idéal de virilité ou de féminité. Cette figure de la virilité « brute » est aussi la plus valorisée sur les sites pornographiques, dans les magazines gays ou les applications de rencontres.<br />
Cette fétichisation de la virilité s’inscrirait ainsi dans une logique de (re)production des normes et des hiérarchies de genre dominantes. La prise de conscience est tardive. Il a fallu attendre les premières études queer pour engager la réflexion sur la façon dont les minorités sexuelles peuvent, elles aussi, participer à la production de normes spécifiques. Cette table-ronde fait le point sur les caractéristiques de l’homo-normativité aujourd’hui.</p>
<blockquote><p><strong>21h30 Discussion : le sexe après #MeToo ? Faut-il être avocat pour coucher en 2023 ?</strong><br />
◾ avec : <strong>Maïa MAZAURETTE</strong>, autrice, chroniqueuse, blogueuse et peintre, <strong>Mélanie GOURARIER</strong>, anthropologue, chercheuse au CNRS, autrice de <em>Alpha mâle, Séduire les femmes pour s&rsquo;apprécier entre hommes</em> et <strong>Arthur DREYFUS</strong>, auteur du <em>Journal sexuel d’un garçon d’aujourd’hui</em> et réalisateur<br />
◾ modératrice : <strong>Agnès LEVALLOIS</strong>, journaliste</p></blockquote>
<p>Six ans après l&rsquo;explosion du mouvement # MeToo, de nombreux hommes disent manquer de repères amoureux &#8211; ils ne savent plus comment se comporter, ni ce qu&rsquo;on attend d&rsquo;eux. Dans cette table ronde axée sur les pratiques, les experts s&rsquo;interrogeront sur tout ce que MeToo a changé dans nos relations intimes : comment séduire quand on est un homme (une séduction active ou passive) ? Comment s&rsquo;assurer du consentement de ses partenaires ? Quelles pratiques sont féministes, est-ce que certaines ne le sont pas ? Est-on obligé de découvrir sa prostate pour être un bon allié féministe ? Et dans une relation suivie, comment ne pas être un goujat, sans pour autant jouer les amoureux transis ? Le public pourra poser ses questions à la fin du débat.</p>
<blockquote><p><strong>22h30 &#8211; Ciné-philo avec Alexandre Lacroix</strong><br />
◾ <strong>Alexandre LACROIX</strong>, directeur de la rédaction de <a href="https://www.philomag.com/" target="_blank" rel="noopener">Philosophie magazine</a>, présente quatre extraits de films qui illustrent, depuis le cinéma de la « Nouvelle vague », l’évolution des relations hommes/femmes au cinéma. Cette présentation sera suivie d’une séance de questions/réponses.</p></blockquote>
<p>🎞️ La discussion entre Anna Karina et Brice Parain dans « <a href="https://www.unifrance.org/film/1707/vivre-sa-vie" target="_blank" rel="noopener">Vivre sa vie</a> » (1962)<br />
🎞️ La scène d&rsquo;ouverture de « <a href="https://www.unifrance.org/film/4615/tenue-de-soiree" target="_blank" rel="noopener">Tenue de soirée</a> » (1986)<br />
🎞️ Le Cours de séduction dans « <a href="https://www.unifrance.org/film/22303/l-auberge-espagnole" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;Auberge espagnole</a> » (2002)<br />
🎞️ Un extrait du film « <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Girl_(2018_film)" target="_blank" rel="noopener">Girl</a> » de Lukas Dhont (2018).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Samedi 27 mai 2023<br />
Lieu : Bibliothèque</h3>
<blockquote><p><strong>19 h30 &#8211; Conférence : Mâle alpha : séduire les femmes : tout un programme !</strong><br />
◾ <strong>Mélanie GOURARIER</strong>, anthropologue, chercheuse au CNRS, autrice de <em>Alpha mâle, Séduire les femmes pour s&rsquo;apprécier entre hommes</em><br />
◾ modératrice : <strong>Christina GALANOPOULOU</strong>, Directrice de l’information et des réseaux sociaux à <a href="https://www.lifo.gr/" target="_blank" rel="noopener">Lifo</a></p></blockquote>
<p>Convaincus de vivre dans une société où leurs prérogatives seraient en voie d’être confisquées par les femmes, des hommes revendiquent une place qu’ils auraient perdue. Symptomatique de ce mouvement, les « boy’s club » ou la « Communauté de la séduction » et autres entre soi masculin entend réhabiliter une hypothétique masculinité perdue en façonnant des séducteurs d’exception que promeut un business juteux de la drague : des coaches dispensent ainsi à des hommes en quête d’accomplissement des techniques de développement personnel réputées pouvoir transformer, selon la hiérarchie d’excellence du groupe, n’importe quel « loser » en « alpha mâle alpha ». Actifs, sûrs d’eux-mêmes, les alphas mâles se reconnaissent entre eux par leur palmarès auprès des femmes, qu’ils choisissent comme des trophées à collectionne</p>
<p>L’entre soi masculin perdure dans tous les milieux : pendant les afterworks entre collègues, autour du barbecue, à l’entraînement sportif, dans les communautés de gamers… Comme si l’appartenance au groupe devait être affirmée, réitérée, exhibée même, pour que l’identité masculine demeure.</p>
<p>Emergence d’un courant « masculiniste » de résistance en Amérique du Nord, en Europe aujourd’hui. Nébuleuse de coaches, de psys et d’auteurs de toutes catégories, les masculinistes s’efforcent de réhabiliter la séduction, avec l’idée qu’apprendre à séduire les femmes permettra de renforcer une identité masculine en perdition. Qui sont-ils et quelle est cette « cause des hommes » qu’ils prétendent défendre ? Comment le masculinisme se définit-il par rapport au « féminisme », aux lois contre le harcèlement sexuel, à l’impératif du consentement, au mouvement #Metoo ? Comment comprendre la crise de la masculinité et quelles réponses apporter à cette crise identitaire ?</p>
<p>Quand s’approprier le statut de l’opprimé permet paradoxalement d’asseoir sa propre domination. Les filles, méfiez-vous de qui vous offrira le prochain verre !</p>
<blockquote><p><strong>20h30 &#8211; Conférence Aimer : qu’est-ce qui a changé ?</strong><br />
◾ <strong>Belinda CANNONE</strong>, écrivaine</p></blockquote>
<p>On forme des couples depuis longtemps – des siècles – mais à quelles conditions ? pour quelles raisons ? Et surtout, les conceptions de l’amour et du désir, de leur intrication, changent avec le temps. La révolution féministe n’est pas étrangère aux transformations du couple et du mariage pendant le XXe siècle…</p>
<blockquote><p><strong>21h30 &#8211; Conférence : les hommes coûtent (très) cher !</strong><br />
◾ <strong>Lucile PEYTAVIN</strong>, historienne et autrice du livre <em>Le Coût de la virilité<br />
</em>◾ modératrice : <strong>Efie FALIDA</strong>, journaliste à <a href="https://www.tanea.gr/" target="_blank" rel="noopener">Ta Nea</a><em><br />
</em></p></blockquote>
<p>Dans Le Coût de la virilité, Lucile Peytavin évalue à quelque 95 milliards d’euros le coût annuel des comportements asociaux des hommes en France. En d’autres termes, c’est le montant dont la France ferait l’économie… si les hommes se comportaient comme des femmes. De quoi parlons-nous ? De l’énorme surcoût qui est lié aux comportements de la moitié masculine de la population française, largement sur-représentée dans les prisons, dans les faits de violence, de délinquance, de criminalité ou de comportements à risque… Derrière ces comportements, il y a des victimes, des vies brisées et un coût faramineux en termes de services de police, d’enquêtes, de frais de justice&#8230;</p>
<p>Violences, crimes et délits commis par les hommes (et par les femmes !) n’ont aucune origine dans la nature ou dans la biologie, mais, bien souvent, dans un processus d’acculturation, d’assimilation de la violence au travers des codes d’une virilité qui sont enseignés dès le premier âge, s’éprouvent dans la cour de l’école et se cristallisent à l’adolescence. Peut-on inventer une éducation qui, prenant la mesure consciente d’une transmission de ces codes, parviendrait à… réduire le cout de la virilité ?</p>
<blockquote><p><strong>22h30 – Conférence : La vie heureuse, ou hommes et femmes : un destin partagé</strong><br />
◾ Belinda CANNONE, écrivaine</p></blockquote>
<p>On oublie trop souvent qu’on ne saurait penser « aux femmes », ou « aux hommes », comme à des ensemble homogènes et distincts. Hommes et femmes sont en relation. Garder présent à l’esprit cette notion de relation est la condition pour penser une révolution féministe qui ne soit pas une guerre des sexes. Notre vocation commune : partager un destin.</p>
<p>Peut-on penser une relation entre les êtres sans postuler leur appartenance à un genre ? Comment trouver les voies d’une réconciliation entre les sexes et inventer ensemble une vie heureuse ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Β. PROGRAMME ÉDUCATIF</strong></h2>
<h3>Samedi 27 mai 2023<br />
Lieu: IFG &#8211; Salle Petit Prince</h3>
<blockquote><p><strong>« Ateliers PHILO-ART »<br />
</strong>Animés par <strong>Chiara PASTORINI</strong>, philosophe, autrice, animatrice et formatrice en philosophie pour enfants, fondatrice du projet <a href="http://www.ateliersdephilosophiepourenfants.com/" target="_blank" rel="noopener">Les petites Lumières</a>.<br />
Ateliers proposés en français avec traduction simultanée en grec.</p>
<p>◾<strong> 14h00 – 15h15: Atelier philo-dessin : « Les filles et les garçons »</strong> (pour les 5-11 ans, sur inscription : <a href="mailto:culturel@ifg.gr" target="_blank" rel="noopener">culturel@ifg.gr</a>, places limitées à 15 participants).</p>
<p>◾ <strong>15h30 – 16h45: Atelier philo-mime. : « Les filles et les garçons »</strong> (pour les 12-18 ans, sur inscription : <a href="mailto:culturel@ifg.gr" target="_blank" rel="noopener">culturel@ifg.gr</a>, places limitées à 15 participants).</p></blockquote>
<p>Une table est masculine ou féminine? Et un arbre? Si les mots du langage courant sont tantôt masculins et tantôt féminins, comment peut-on penser cette différence pour les êtres humains?<br />
À travers le mythe d’Aristophane qu’on trouve dans Le Banquet de Platon, les enfants et les adolescents seront emmenés par une marionnette-philosophe à éclaircir de façon ludique cette question ancienne et toujours actuelle.</p>
<p>La discussion philosophique sera articulée avec une pratique artistique qui permettra de mettre en mouvement la pensée et déconstruire les préjugés !</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>1er Festival de philosophie : Les métamorphoses de l’amour</title>
		<link>https://www.ifg.gr/fr/events/1er-festival-de-philosophie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[bracket]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Apr 2022 11:17:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Φιλοσοφία]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.ifg.gr/events/1o-festival-filosofias/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un Festival de philosophie dont la première édition prendra la forme d’un week-end de rencontres.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Institut français de Grèce organise le <strong>1er Festival de Philosophie</strong>, dans les jardins de l’École française d’Athènes (6, rue Didotou). Cette première édition, organisée en partenariat avec l’Université nationale et capodistrienne d’Athènes, <a href="https://www.philomag.com/" target="_blank" rel="noopener">Philosophie magazine</a>, l’hebdomadaire <a href="https://www.lifo.gr/" target="_blank" rel="noopener">LIFO</a> et le site <a href="https://ampa.lifo.gr/" target="_blank" rel="noopener">ampa.lifo.gr</a>, explorera les <strong>« Métamorphoses de l’amour</strong> <strong>»</strong> en présence d’<strong>intellectuels, universitaires, artistes et représentants des médias français et grecs</strong>.</p>
<p>Qu’est-ce qu’un coup de foudre ? Le mot « amour » a-t-il le même sens pour tous les genres ? Peut-on aimer plusieurs personnes en même temps ? Où s’arrête le désir et où commence le pouvoir ? Peut-on promettre la fidélité éternelle » ? Peut-on aimer sans dominer ? Comment faire couple aujourd’hui ? Amour et liberté, est-ce paradoxal ?</p>
<p>Voici quelques questions qui seront débattues dans le cadre du festival et qui trouveront réponse à travers les discussions et les échanges des intervenants avec le public, dans le cadre exceptionnel des jardins de l’École française d’Athènes.</p>
<p><strong>L’amour,</strong> au cœur de nos existences et de nos plus secrètes espérances, objet et inspirations centrales de toutes les littératures, du cinéma, des séries et des reality-shows, fait depuis peu <strong>sa grande entrée dans le champ philosophique</strong>, la sphère intime, ayant pris une place majeure dans nos sociétés.</p>
<p>Si Platon l’avait invité dans sa réflexion, la tradition philosophique occidentale a longtemps tenu à distance le sentiment amoureux, perçu comme trop insaisissable, trop ancré dans les caprices du corps et dans les divagations de l’âme, trop éloigné du seul et véritable amour de Dieu. Mais les évolutions des mœurs, la recherche du « bonheur » et de la « sagesse », la montée en puissance des sciences humaines, l’intérêt croissant de la psychanalyse pour les méandres du désir appellent à de nouvelles approches.</p>
<p>De l’amour de Dieu aux amours profanes : innombrables variations de la passion, du désir, de la sexualité. L’amour semble pourtant rétif à toute définition, à tout effort visant à le saisir, le conserver, le caractériser, comme si la raison abolie (« le cœur a ses raisons… ») devait prendre acte d’un objet qui se dérobe à elle au moment où il se multiplie. Dans des sociétés où individualisme et hédonisme ont semblé ouvrir le champ des possibles, et partout où la pandémie accélère le passage aux rencontres et aux pratiques numériques, devons-nous nous réjouir de cette prolifération ou craindre un désenchantement annoncé ?</p>
<p>Le Festival de Philosophie s’inscrit dans le prolongement des éditions successives de la Nuit de la philosophie, organisées par l’Institut français de Grèce, dont le succès a confirmé l’intérêt croissant du public grec et français pour les différentes approches philosophiques contemporaines.</p>
<p><strong>Tous les événements du festival se déroulent avec traduction simultanée en français et grec.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: center;">PROGRAMME</h3>
<h3 style="text-align: center;">ÉVÉNEMENTS PARALLÈLES</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>A. EXPOSITION DES CROQUIS DE MAÏA MAZAURETTE « L’ANNONCE FAITE À MAÏA »</strong></p>
<p>VENDREDI 27 &amp; SAMEDI 28 MAI  2022<br />
<strong>Lieu</strong> : MUSÉE DES MOULAGES – EFA</p>
<p>Heures d’ouverture : 19h00 – 23h00</p>
<p><strong>Maïa Mazaurette</strong> aime la connaissance. L’artiste se nourrit ainsi, de la joie, de la connaissance. Elle aime le sexe, comme une connaissance. Elle aime les femmes, les hommes et les autres. Elle aime peindre comme son père et coudre comme sa mère. Alors elle peint des corps d’hommes, qu’elle coud, pour mieux les tenir. Elle peint et dépeint avec délices la beauté sacrée de leurs corps, cette beauté qui est la nôtre, qui nous appartient, pour autant qu’on ouvre les yeux. Elle nous peint androgynes, queer, athlétiques, fluides. Arc en ciel. Dans ses miroirs, les hommes vont enfin se voir beaux et à cette aune les femmes vont oser les désirer, ouvertement, encore, ou à nouveau.</p>
<p>Maïa Mazaurette parle à la télévision du futur. Elle le confirme : en 2030 et au-delà, nous serons en joie. En 2030, les corps vivants auront repris tous leurs droits et toutes leurs joies.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>B. PROGRAMME ÉDUCATIF</strong></p>
<p>SAMEDI 28 MAI 2022<br />
<strong>Lieu</strong> : IFG &#8211; SALLE PETIT PRINCE</p>
<p><strong>« Ateliers PHILO-ART »</strong>, animés par <strong>Chiara PASTORINI</strong>, philosophe praticienne, auteure, animatrice et formatrice en philosophie pour enfants.</p>
<p>Ateliers proposés en français avec traduction simultanée en grec.</p>
<p><strong>11h00 – 12h30</strong>:<br />
<strong>Atelier Philo-pâte à modeler : « Qu’est-ce qu’un ami ? »</strong> (pour les 5-11 ans, <strong>sur inscription</strong> : <a href="mailto:culturel@ifg.gr" target="_blank" rel="noopener">culturel@ifg.gr</a>, places limitées à 15 participants) &#8211; <strong>LES ATELIERS SONT COMPLETS</strong></p>
<p><strong>14h00 – 15h30</strong>:<br />
<strong>Atelier Philo-dessin : « Aimer, ça veut dire quoi ? »</strong> (pour les 5-11 ans, <strong>sur inscription</strong> : <a href="mailto:culturel@ifg.gr" target="_blank" rel="noopener">culturel@ifg.gr</a>, places limitées à 15 participants) &#8211; <strong>LES ATELIERS SONT COMPLETS</strong></p>
<p><strong>15h30 – 17h00</strong>:<br />
<strong>Goûter philo-écriture : « Amis ou amoureux ? »</strong> (pour les 12-18 ans, <strong>sur inscription</strong> : <a href="mailto:culturel@ifg.gr" target="_blank" rel="noopener">culturel@ifg.gr</a>, places limitées à 15 participants) &#8211; <strong>LES ATELIERS SONT COMPLETS</strong></p>
<p>Premières consciences du vivant et de la mort, premiers apprentissages du bien et de la beauté, de la laideur et du mal, de l’amour et de l’amitié, premiers rires et premiers pleurs, premières expériences de la sociabilité et de l’exclusion, du partage et de l’injustice… Comment nos enfants perçoivent-ils les effets anxiogènes des conflits, de la crise sanitaire ou du changement climatique ? Nos enfants, souvent confrontés aux bouleversements du modèle parental, font leurs premiers pas dans un monde dont ils discernent la vitalité et parfois la brutalité, sans avoir toujours les mots pour interroger et pour comprendre.</p>
<p>Comment la parole des parents, des enseignants et des pédagogues peut-elle mieux prendre en compte les aspirations mais aussi les angoisses d’une jeunesse qui semble parfois contrainte dans ses désirs, ses représentations et ses perspectives ? Nous pouvons proposer des clés de compréhension à nos enfants, les aider à trouver du sens, les initier à la pensée critique et créative, contribuer à ce qu’ils forgent leurs propres opinions, encourager leur ouverture à l’échange, à la tolérance, à l’empathie. Qu’est-ce qu’un ami ? Un amoureux ? Ça veut dire quoi aimer ? L’amour dure-t-il toujours ? Et le sexe alors ? Parlons de tout !</p>
<p><strong>L’objectif de ces ateliers ?</strong> A partir de la parole des enfants, approfondir leur désir de savoir, mais en s’attachant davantage au processus de la pensée qu’à l’acquisition du savoir, dans un cadre ludique combinant pratique artistique et discussion philosophique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: center;">CONFÉRENCES ET TABLES RONDES</h3>
<h3 style="text-align: center;">VENDREDI 27 MAI 2022</h3>
<p><strong>Lieu</strong> : TERRAIN DE TENNIS</p>
<p><strong>19h00 | Conférence inaugurale « Les métamorphoses de l’amour »</strong></p>
<p><strong>Vana NICOLAIDOU-KYRIANIDOU</strong>, professeure de philosophie politique, présidente du département de philosophie (Université nationale et capodistrienne d’Athènes), et <strong>Alexandre LACROIX,</strong> philosophe, écrivain, directeur de la rédaction de <em>Philosophie magazine</em> (France)</p>
<p>Modération : <strong>Alexandros DIAKOSAVVAS</strong>, rédacteur en chef <em>LIFO</em></p>
<p><em>« Qui ne commence pas par l’amour ne saura jamais ce que c’est que la philosophie »</em>. Il fallait bien que Platon et Socrate fussent les figures tutélaires du premier festival de philosophie en Grèce car ils ont, les premiers, rendu compte des multiples expressions de l’amour. Séduits par un sourire, un regard ou un visage, comblés par un esprit brillant et qui nous élève, l’amour devient promesse presque miraculeuse du bonheur, mouvement ascendant vers le beau et le bon, expérience envoûtante du vrai, de l’authentique et de la complétude…<br />
Du rêve de la fusion (Aristophane), de l’expérience du manque (Socrate) à la jouissance (Aristote), de la joie (Spinoza) au plaisir (Stendhal), de l’idéal (Kant) à l’inaccessible (Sartre), tous se sont penchés sur l’amour comme on se penche sur un berceau… mais il reste, si cette entreprise philosophique n’est pas vouée à l’échec, à le comprendre.</p>
<p>Hélas… ! Qui, de l’amour entre deux êtres, n’a fait l’expérience amère et désenchantée de la contingence et de la finitude. Celle d’une passion qui, au fil du temps, s’érode, s’étiole, semble se transformer inexorablement, de l’attachement inconditionnel à l’indifférence polie, et parfois à la paix armée, de la frénésie des sens aux intermittences du désir…<br />
Mais alors… Platon, un mystificateur ? L’auteur d’une histoire à dormir debout, pour des enfants dont le sommeil se troublerait des fracas du monde et des désillusions ici-bas d’un monde sans amour ?</p>
<p>Vite… une conférence inaugurale ! Parce que nous avons besoin de croire en l’amour et, d’ailleurs, peut-être n’avons-nous besoin que de croire. L’amour des idées, l’amour de Dieu, le stade suprême de l’expérience subjective ? Eh bien tant pis ! Si l’amour n’existe pas, qu’on me donne une preuve d’amour : le couple, le mariage ! Et si l’expérience amoureuse est condamnée à l’errance et à la répétition, qu’on me donne une preuve de l’existence de Dieu !</p>
<p><strong>20.00 | Discussion : « L’Amour de nos mères : le don, la dette, la loyauté »</strong></p>
<p>Discussion sur l’amour filial entre <strong>Arthur DREYFUS</strong>, auteur <em>Journal sexuel d’un garçon d’aujourd’hui</em> et réalisateur et <strong>Auguste CORTEAU</strong>, auteur du roman <em>The book of Katherine</em>, une autofiction sur le décès de sa mère.</p>
<p>Modération: <strong>Thodoris ANTONOPOULOS</strong>, journaliste <em>LIFO</em></p>
<p><em>« Les fils ne savent pas que leurs mères sont mortelles »</em>, écrivait Albert Cohen. Que saurions-nous de l’amour, si nous n’avions pas été aimés d’abord ? L’amour est reçu avant d’être donné, la grâce d’être aimé précède et prépare la grâce d’aimer.</p>
<p>La mère donne, l’enfant prend puis, à son tour, apprend à donner, à aimer, seule façon d’être fidèle à l’amour reçu, à l’amour dont nous avons été l’objet… et qui nous a fait sujets. Mère qui nous a enfantés, bercés, nourris, protégés, consolés, mère dont l’amour nous a comblés et qui nous accompagne tout au long de la vie. A nul autre comparable, l’amour inconditionnel, de la mère, du père, puissance d’humanité dont aucune n’est plus décisive, plus certaine que cette disposition à aimer. Sans nos mères, que saurions-nous de l’amour ?</p>
<p>Nous sommes des êtres endettés. Nos liens sont fondés sur une mécanique de don, de dette et de loyauté : donner, recevoir, rendre. Le don de la vie crée une dette, engendre une loyauté à l’égard de la génitrice et du géniteur. Asymétrie absolue : fut-il source de traumas, de névroses, de non-dits, de secrets, nous sentons-nous jamais quittes de cet amour reçu ?<br />
Interrogation au fil de la vie : Que dois-je vraiment à celle à et à celui qui m’ont donné la vie ? Quelle est ma dette ? Suis-je leur éternel obligé ? La puissance de ce lien ne nous oblige-t-il pas à nous en libérer ? S’affranchir de ce lien pour accéder à l’âge adulte ? Aimer leurs enfants plus que tout au monde, tel est le contrat auquel s&rsquo;engagent les parents. Mais… »plus que tout au monde », à quel prix ?</p>
<p><strong>21h00 | Conférence interactive avec le public « L’amour, quoi de neuf ? » <em>(*)</em> </strong><br />
par <strong>Maia MAZAURETTE</strong> auteur, peintre et journaliste.</p>
<p><em>(*) Contenu à caractère sexuel. Peut heurter le jeune public.</em></p>
<p><strong>Maia Mazaurette</strong>, écrit principalement sur la sexualité et la répartition des rôles hommes-femmes. Avec son premier livre, <em>Nos amis les hommes</em> (Massot) publié en 2001, elle acquiert une certaine notoriété. Elle devient active sur internet, donnant naissance à <em>SexActu</em> entre autres. Elle rédige depuis 2015 des chroniques pour <em>Le Monde</em> intitulées <em>Le Sexe selon Maïa – Au-delà des idées reçues</em>.<br />
Peut-on encore aborder une femme dans la rue ? Le sexe sans conséquences est-il possible ? Quelles questions devons-nous nous poser lorsque la libido est en berne ? Pourquoi les corps masculins sont-ils invisibles ? Suis-je… une pornstar qui s’ignore ? Comment être plus inventif que le porno ?</p>
<p>Du phénomène <strong>#metoo</strong> a jailli un déferlement de questions, tant dans le registre de l’intime et du couple que dans l’espace politique. De petites révolutions intimes et personnelles à une progressive prise de conscience collective, les féminismes contemporains bouleversent nos pratiques et nos représentations de la sexualité. Avec un credo : le sexe doit nous rassembler plutôt que nous diviser, Maïa Mazaurette propose, dans cette conférence interactive et décomplexée, un tour d’horizon ludique des nouvelles formes de l’amour.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LIEU</strong>: BIBLIOTHÈQUE</p>
<p><strong>20h00 | Conférence : « Désir, amour, couple : l’impossible trio ? »</strong></p>
<p>de <strong>Belinda CANNONE</strong>, auteure</p>
<p>Anatomie du désir… Un excès qui nous enflamme ou un manque qui nous destine à l’insatisfaction. Il n’est ni un besoin appelant une satisfaction urgente, ni un souhait dont la réalisation est bien souvent chimérique. Insaisissable et de nature instable, il est sans cesse à la recherche d’objets quantitativement illimités, éphémères, substituables et sa finitude tient dans sa réalisation. Le désir a des résonances multiples et contradictoires, traversé par un flux incessant d’élans… et souvent confondu avec l’amour dont il se distingue toutefois puisque ce dernier, en principe, se fixe sur un être unique et irremplaçable.</p>
<p>Mais alors… si l’un tire vers l’unité et l’autre vers le multiple, les chemins de l’amour et du désir charnel sont-ils inexorablement voués à la séparation ? D’un côté, le temps long de l’attachement affectif ; de l’autre, celui, plus éphémère, du désir. Adieu, serments au long cours… le désir que je te voue, plus fugace que l&rsquo;amour, risque de provoquer, en se dissipant, la dissolution de notre couple.</p>
<p>Soit… ! Et admettons que la liberté sexuelle a parachevé la séparation de l&rsquo;amour et du désir. Si l’émancipation du désir a permis et provoqué de nombreuses transformations bénéfiques dans le statut et la condition des femmes, il reste vrai pour l’instant que la révolution n’est pas accomplie jusqu’au bout.. Rencontre et séduction ne s’opèrent pas, loin s’en faut, à armes égales. Si les femmes, comme les hommes, peuvent revendiquer l’autonomie de leur désir, l’égalité sexuelle, pour les femmes, est un combat qu’elles ne gagneront que le jour où elles partageront avec les hommes l’initiative de la séduction.</p>
<p><strong>21h00 | Discussion : « Désir, égalité, respect : les revendications de la femme en Grèce aujourd’hui »</strong></p>
<p>Entre <strong>Vilma MENIKI</strong> professeure de l&rsquo;enseignement secondaire, chercheuse sur les questions de genre et <strong>Christina GALANOPOULOU</strong>, directrice de <a href="https://ampa.lifo.gr/" target="_blank" rel="noopener">ampa.lifo.gr</a></p>
<p><strong>22.00 | Discussion « Comment être à sa place ? »</strong></p>
<p>Entre <strong>Claire MARIN</strong> auteure et <strong>Nathalie GIRAUD-DESFORGES</strong>, sexologue</p>
<p>Modération : <strong>Marialena SPYROPOULOU</strong>, psychanalyste, psychothérapeute et auteure</p>
<p>Faire de la place, tenir sa place, prendre la place, remettre à sa place, avoir une place, rester à sa place, se mettre à la place, ne pas tenir en place…, autant d’expressions qui manifestent apparition ou disparition, aspiration au changements dans le domaine affectif, familial, social, géographique&#8230; « Trouver sa place » ne serait-il pas la grande affaire de notre temps (migrations, pandémies, transfuges, doubles vies…) ? La lutte des places aurait-elle succédé à la lutte des classes ?</p>
<p>Être à sa place… ou ne pas être ? Nous sommes toujours dans un « entre-deux », entre deux places, deux lieux, réels ou symboliques, deux états d’esprit. Il n’y a pas, d’un côté, les enracinés et, de l’autre, les nomades, « hommes de la terre et hommes du vent ». Nous vivons avec le double besoin de nous enraciner et de nous arracher. « Nous ne restons jamais en place, même si nos voyages sont parfois immobiles et le lointain… intérieur »</p>
<p>De la « dissonance du désir », qui trouble nos représentations, aux « doubles vies » qui « nous donnent le sentiment d’échapper au piège d’une place fixe et définitive » : nous sommes perpétuellement en transit. L’amour est-il transformé, abimé ou exalté par nos changements de place ? Puis-je encore aimer celui qui a radicalement changé de place (dans une relation amoureuse ou amicale ?) La métamorphose est-elle un approfondissement, un changement radical ou une perte, une disparition ?</p>
<p>Nous portons l’inquiétude ontologique d’être remplacés, comme celle d’être abandonnés.</p>
<p>Les bouleversements des relations affectives et sexuelles renforcent ce sentiment de précarité. Nous savons désormais que nous pouvons être délogés, alors que nous avons pu nous croire uniques et irremplaçables. Comment se mettre à la place de l’autre, lui faire une place ? Quelle place nous offre l’amour ou l’affection lorsque nous avons l’impression de ne pas compter, de ne pas exister ?</p>
<p>Est-ce que l’amour nous fait être au monde, nous réconcilie avec nous-mêmes, avec notre corps, nous permet de nous aimer enfin nous-mêmes ? … Ou faut-il renoncer à trop attendre de l’amour et de son pouvoir de métamorphose ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: center;">SAMEDI 28 MAI 2022</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lieu</strong>: TERRAIN DE TENNIS</p>
<p><strong>19h00 | Table ronde « Ethique de la fidélité, esthétique de l’infidélité &#8211; Peut-on promettre de s’aimer pour toujours ? »</strong></p>
<p>Avec <strong>Maïa MAZAURETTE</strong>, chroniqueuse sur les questions de sexualité et <strong>Belinda CANNONE</strong>, auteure</p>
<p>Modération : <strong>Christina GALANOPOULOU</strong>, directrice de <a href="https://ampa.lifo.gr/" target="_blank" rel="noopener">ampa.lifo.gr</a></p>
<p>Exigée en droit (et en fait principalement de la femme) jusqu’à une date relativement récente, notamment à des fins de transmission à une descendance légitime (pouvoir, patrimoine…), la fidélité dans le couple semble aujourd’hui une valeur en crise, dont attesterait l’augmentation du nombre des divorces partout dans le monde, en même temps que la multiplication des possibilités offertes par les sites de rencontres conjugales et, surtout, extraconjugales. Sans même évoquer une certaine esthétisation de l’infidélité, apanage de la virilité…</p>
<p>La crise est cependant paradoxale. Désormais dissociée des contraintes de la transmission, la fidélité répond aujourd’hui davantage à un idéal de transparence, d’authenticité… et peut-être même de liberté. Puisque nous pouvons décider de former un couple « par amour » (et symétriquement de mettre un terme à ce couple « par consentement mutuel »), l’infidélité ne serait-elle pas d’autant plus injustifiable… ?</p>
<p>Amour, couple… et désir. Ce dernier, « libéré » par l’évolution des sociétés au siècle dernier, a, semble-t-il, dynamité le couple et, au passage, une certaine idée de la monogamie. J’aime X mais mon désir trouve (aussi/désormais) à se satisfaire dans les bras de Y et j’estime (à tort/à raison) qu’assouvir mon désir avec Y ne menace pas la solidité de mon couple. Mais attention ! Je dois aussi admettre que X trouve aussi à s’épanouir dans les bras de Z…</p>
<p>Promettre l’amour éternel n’entre ni dans l’ordre de la naïveté, ni dans celui du mensonge. Alors… oser la fidélité ? En trouvant dans l’histoire du couple le souvenir de l’amour donné et de l’amour reçu. En prenant le risque, le temps de (re-)construire une relation de confiance. Et si la monogamie, loin d’épuiser le désir, ouvrait le champ des possibles ? Si le couple (re-)devenait un espace de partage de nos fantasmes ?</p>
<p><strong>20h00 | Table ronde « Des attachements et de l’amitié »</strong></p>
<p>Avec <strong>Thomas MESSIAS</strong>, professeur de mathématiques et réalisateur du podcast <em>Mansplanning et </em><strong>Georgios STEIRIS</strong>, professeur de philosophie de Moyen âge et de Renaissance du département de philosophie, Université d’Athènes</p>
<p>Modération : <strong>Nora RALLI</strong>, journaliste au <em>Journal des rédacteurs<br />
</em></p>
<p>Magnifique amitié, à laquelle Aristote et Platon (Philia), avant d’autres, ont donné une place centrale. L’amitié n’autorise ni la tromperie, ni la malveillance, ni l’outrage. Si précieuse et si intense, elle est en même temps si fragile que bien cruelles sont les déceptions que parfois elle engendre… Singulière amitié, exaltée par Montaigne, dénigrée par Proust, sentiment d&rsquo;attachement réciproque qui ne se fonde ni sur les liens du sang, ni sur l&rsquo;attrait sexuel… Puissante et douce amitié, qui résiste au temps, se raffermit avec le temps… quand l’amour ne résiste guère à l’usure des corps et de la passion.</p>
<p>L’amitié est bien née. Elle est<em> « celle que nouent les hommes bons, les uns avec les autres, et ceux qui se ressemblent sur le plan de la vertu »</em> (Aristote). Elle exige un comportement moral et choisit ses partenaires selon des critères moraux… à l’inverse, bien souvent, de la rencontre érotique.</p>
<p>Cruelle amitié…, mais peut-on encore parler d’amitié quand elle se montre intéressée, adulatrice, qui déforme la réalité en donnant toujours raison et ne sollicite que la vanité de l’autre ? Quand, dépourvue de contraintes morales, elle nourrit la culture toxique des « bandes de mecs » qui ne fait que renforcer les mécanismes d&rsquo;oppression des autres groupes sociaux, et des femmes en particulier ?</p>
<p>Une table-ronde pour réhabiliter l’amitié et pour croire aussi que l’amitié entre hommes et femmes, loin d’être suspecte, est possible et même souhaitable.</p>
<p><strong>21h00 | Conférence « Comment faire l’amour aujourd’hui ? » <em>(*) </em></strong></p>
<p>d&rsquo;<strong>Alexandre LACROIX</strong>, philosophe, écrivain, directeur de la rédaction de <em>Philosophie Magazine</em>.</p>
<p><em>(*) Contenu à caractère sexuel. Peut heurter le jeune public.</em></p>
<p>Fragilité et fébrilité de nos vies sentimentales et sexuelles. Nous sentons bien que l’amour, à plus forte raison lorsqu’il nous échappe, est un espace structurant, une dimension essentielle à notre réalisation. Qui ne veut être amoureux ? Qui n’aspire à rencontrer l’être aimable qui fera de cette rencontre la promesse d’une complétude, voire d’une consolation ?</p>
<p>L’amour, oui, bien sûr… mais le désir, alors ? Mon pauvre amour…, tu as cru pouvoir civiliser le désir, le maintenir dans la chambre à coucher, dans l’intime et dans le secret, sorte de zone franche sans interdits, mais soustraite aux regards de ton voisin. Erreur ! C’est le désir qui t’a attiré dans son espace, celui d’une concurrence effrénée (Socrate : on ne désire que ce qu’on ne possède pas…), marché dans lequel le désir prédateur, dès lors qu’il est assouvi, menace de se jeter sur la proie suivante, comme le dit si bien le dicton grec <em>«στον έρωτα όπως στον πόλεμο όλα επιτρέπονται…» (« en amour comme à la guerre, tout est permis… »)</em>.</p>
<p>Faisons donc le double procès de la psychanalyse… et de la pornographie, car nous puisons désormais, et même parfois sans le savoir, à ces deux sources lorsque nous faisons l’amour. D’un côté, le désir reconnu dans son identité, de l’autre, les mille et une figures d’un désir sexuel souvent fantasmé et jamais assouvi. Cocktail explosif ! Éjaculations et orgasmes désormais promus au premier rang des finalités de l’acte d’amour ?</p>
<p>Mais cette vision de la sexualité comme lieu de la subversion &#8211; et parfois de l&rsquo;indicible &#8211; ramène à l’état de nature, redonne l&rsquo;avantage aux plus forts et perpétue le pouvoir et la domination comme enjeux primordiaux des rapports entre les deux sexes. Vision néo-libérale de l’amour et de la sexualité : seuls les plus forts survivent dans un marché dérégulé.</p>
<p>Au cours d&rsquo;une vie, nous faisons probablement l&rsquo;amour des milliers de fois… mais est-ce que nous savons le faire ? Qu’est-ce qui, sur la voie d&rsquo;un acte amoureux que nous pensons authentiquement accompli, nous détermine et nous entrave ? Et si, entre, d’une part, la concurrence des corps et le culte de la performance et, d’autre part, les schémas plus traditionnels existait un chemin de traverse, vivant et créatif, inventant un art érotique propre à notre époque et dont la sexualité, sans être moralisatrice, permettrait à la rencontre amoureuse de se déployer totalement ?</p>
<p><strong>22h00 | Projection du court-métrage <em>Pauline asservie </em>de Charline BOURGEOIS-TACQUET</strong></p>
<p>La projection sera suivie d’une <strong>discussion autour de la « Représentation des genres au cinéma »</strong> entre la réalisatrice <strong>Charline BOURGEOIS-TACQUET</strong> et <strong>Georges ARABATZIS</strong>, philosophe, professeur de philosophie byzantine, Université nationale et capodistrienne d’Athènes.</p>
<p>Savez-vous que seul un rôle sur trois dans le cinéma mondial est tenu par une femme ? Et que seuls 20% des films sont réalisés par des femmes (…et seulement 7% à Hollywood !). Au XXIe siècle, rôles et genres cinématographiques sont des bastions masculins qui continuent de véhiculer des stéréotypes sur les femmes, les hommes et les relations entre les sexes.</p>
<p>Quels sont les enjeux liés à la représentation des femmes derrière et devant la caméra ? Comment la montée en puissance des réalisatrices et des actrices occupant les premiers rôles contribue-t-elle à cette révolution féministe ? Comment filmer le désir ? Comment raconter des histoires d’amour différemment ?</p>
<p>En filmant l’attente amoureuse devenant une obsession aliénante dans <em>Pauline asservie</em> ou la sensualité d’une scène d’amour entre deux femmes dans <em>Les amours d’Anaïs</em>, la réalisatrice Charline Bourgeois-Tacquet interroge nos représentations amoureuses et contribue ainsi à cette révolution liée à nos façons de désirer.</p>
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<p><strong>Lieu</strong>: BIBLIOTHÈQUE</p>
<p><strong>19h00 | Masterclass « L’Amour est-il durable ? »</strong></p>
<p>par <strong>Nathalie GIRAUD-DESFORGES</strong>, sexologue.</p>
<p>Des outils et des ressources pratiques pour s’aimer et mieux aimer. Un atelier traité de façon ludique et accessible à tous, avec des outils de réflexion pratiques et faciles à mettre en place dans la relation à soi et à l’autre. Une masterclass pour ouvrir des pistes de compréhension qui passent par des clés de communication et de connexion, de conscience du corps, en particulier le rôle du plaisir dans la relation amoureuse.</p>
<p><strong>Participation sur inscription</strong> : culturel@ifg.gr</p>
<p><em>50 personnes maximum, sur réservation<br />
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<p><strong>20.00 | Discussion : « Rupture et renoncements nécessaires : quand aimer fait mal… »</strong></p>
<p>Entre <strong>Claire MARIN</strong>, autrice de<em> Rupture(s)</em>, et <strong>Stélios VIRVIDAKIS</strong>, professeur de philosophie. Université nationale et capodistrienne d’Athènes.</p>
<p>Brutalité de la séparation, violence du désamour, blessure narcissique : la rupture amoureuse est une entreprise de démolition de l’ego. Cœur affolé, palpitations, tremblements, vertige, nausée. La souffrance s’écrit sur mon visage, sur mon corps… Elle est l’expérience de l’arrachement, de l’amputation d’une partie vitale de soi.</p>
<p>Torture de la mémoire amoureuse… Privé de l’amour de l’Autre, mon identité vacille, ravive les vulnérabilités anciennes. On doute de sa propre valeur, on perd ses repères affectifs. Lieux, odeurs, mots et musiques ravivent douloureusement les serments échangés et les doux moments d’un amour qu’on croyait éternel. Avec l’être perdu disparaissent le langage propre au couple, les souvenirs partagés, tout un monde qui disparaît dans un abime de souffrance. Et le sentiment désespérant de n’être plus personne, de se tenir au milieu de nulle part.</p>
<p>Il nous est demandé, tels des ballons, de « rebondir ». Nous sommes encouragés à « positiver » nos échecs, à « apprendre » les vertus de la souffrance, à « devenir » des êtres résilients, mais ces injonctions culpabilisantes ne redoublent-elles pas la souffrance de celle/celui qui est ainsi piégé dans la douleur de la séparation ? Peut-on survivre à une rupture amoureuse ? Comment laisser la vie reprendre son cours ? De quoi, de qui, pouvons-nous réellement nous défaire ?</p>
<p>La rupture est l’occasion douloureuse de découvrir ce à quoi nous tenons vraiment. Le vide est aussi un espace à remplir, le temps propre au deuil, un lieu dont peuvent émerger des désirs qui ne trouvaient pas leur espace au sein de l’ancien amour… Le désamour comme métamorphose ? La rupture comme transformation du sujet qui la décide et du sujet qui la subit ? Quel est ce sujet « rompu » ? La rupture comme prélude, prétexte, précondition de changements plus radicaux au sein des relations amicales ou familiales…</p>
<p><strong>22h00 | Conférence – performance « L’amour à travers des chansons » <em>(*) </em></strong></p>
<p>Avec<strong> Arthur DREYFUS</strong>, écrivain et réalisateur auteur du <em>Journal sexuel d’un garçon d’aujourd’hui (P.O.L)</em>.</p>
<p><em>(*) Contenu à caractère sexuel. Peut heurter le jeune public.</em></p>
<p>L&rsquo;amour est source d&rsquo;inspiration intarissable. <strong>Arthur Dreyfus</strong> nous convie à un voyage musical à travers les chansons d’amour. Nous chantons l&rsquo;amour quand il est contrarié par la distance, par la perte, par la rupture. La chanson d&rsquo;amour, qui est l&rsquo;expérience même du négatif dans l&rsquo;amour, se décline souvent sur le mode de la mélancolie…</p>
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